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Bâtir une stratégie RSE efficace et profitable à tous

Bâtir une stratégie RSE efficace et profitable à tous

En matière de RSE, les entreprises françaises progressent à grand pas. C’est ce que révèle une étude EcoVadis-Médiateur des entre­prises, publiée en mars, portant sur 20 000 PME, ETI et grands comptes implantés dans les pays de l’OCDE et les BRICS. Selon ses conclusions, 63 % des entreprises évaluées en France dis­posent aujourd’hui d’un système de gestion RSE adapté voire exemplaire (pour 9 % d’entre-elles). Un score en hausse de 16 points par rapport à la précédente étude réalisée 2 ans aupa­ravant, qui place la France au 4e rang mondial en termes de responsabilité sociale et environnementale des entreprises.

« Aujourd’hui, une majorité de dirigeants fait le constat que la RSE est incontournable », pointe Jérôme Auriac, directeur asso­cié au cabinet de conseil en développement durable Green­flex. Pour autant, malgré cette prise de conscience, ce n’est pas forcément l’adhésion qui domine. « Si certaines entreprises considèrent positivement le sujet, beaucoup le perçoivent encore comme une contrainte », rappelle Hugues Carlier, directeur associé au cabinet Des Enjeux et des Hommes.

 

UNE DÉMARCHE VERTUEUSE

Bien menée, une stratégie RSE peut pourtant s’avérer pro­ductive, voire même rentable. Témoin, le cas de cet indus­triel qui a développé, en partenariat avec un éco-organisme indépendant, une lessive respectueuse de l’environnement à base de composants naturels. Depuis son lancement sur les linéaires, sa part de marché a fortement progressé. Révé­lateur aussi le cas de cette entreprise de l’agro-alimen­taire, qui peinait à attirer les talents et suscite désormais un afflux de candidatures spontanées, grâce à la mise en place d’une stratégie RH socialement responsable, judicieu­sement relayée auprès des cibles concernées. Au-delà de ces exemples, la RSE peut se traduire de bien des façons : par l’instauration d’une politique d’achat responsable, la réduction de l’empreinte environnementale de l’entreprise, la mise en œuvre d’une politique RH en faveur de la mixité et de la diversité, etc.

Reste que la mise en place d’une telle démarche ne coule pas de source, pour une organisation non préparée au change­ment. Comment partir sur la bonne voie ? La première chose à faire est de ne pas brûler les étapes, avertit Hugues Car­lier. « Avant de commencer à engager des actions concrètes, il est nécessaire de réaliser un diagnostic approfondi de la situa­tion, afin de définir les enjeux clés qui guideront le processus », conseille-t-il. Des enjeux d’ordre environnemental, social ou en lien avec la gouvernance de l’entreprise qui, s’ils sont bien formalisés, peuvent s’avérer en parfaite synergie avec les impératifs économiques de l’entreprise.

 

SAVOIR ÊTRE À L'ÉCOUTE

Autre clé de réussite : l’écoute et l’ouverture. « Pour que la démarche soit fructueuse, il est indispensable d’y associer les parties prenantes de l’entreprise, en interne mais aussi en externe - clients, donneurs d’ordre, fournisseurs -, de leur don­ner la parole et les écouter pour comprendre comment l’entre­prise est perçue et peut progresser », souligne Jérôme Auriac. Cela demande un travail d’introspection, qui n’est pas forcément naturel à la base, mais s’avère riche d’enseignements. « Lors de cette phase de prise d’informations, il n’est pas rare de mettre le doigt sur de nouvelles opportunités de marchés, jusqu’alors laissées en friche », témoigne le consultant.

Enfin, bien sûr, il faut structurer les choses. D’abord en distri­buant les rôles. « Il est bien vu de nommer un responsable RSE ou un chef de projet RSE, doté d’un réseau de correspondants au sein des services concernés », conseille Hugues Carlier. Ensuite, en communiquant activement auprès des équipes concernées, pour donner du sens à la démarche et susciter l’adhésion. Via par exemple, la mise en place d’un plan de sensibilisation et de formation.

 

ANTICIPER ET S'ADAPTER

Dans tous les cas, mieux vaut anticiper les choses et ne pas trop temporiser, car la réglementation évolue rapidement. « Jusqu’alors, les entreprises de plus de 500 salariés avaient l’obligation de publier un rapport RSE. Aujourd’hui, la loi impose de mettre en place un plan de prévention de la corrup­tion. D’ici la fin de l’année, celles de plus de 100 salariés devront définir un PDE (plan de déplacement entreprise) favo­risant les moyens de transport alternatifs », liste Hugues Car­lier. Pour les comités de direction qui ne l’ont pas encore fait, il est grand temps de s’atteler au sujet.

BON À SAVOIR

Publiée en 2010, la norme ISO 26 000, constitue un bon support de travail pour les entreprises souhaitant engager une démarche RSE. Il ne s’agit pas d’une norme certifiante, mais plutôt d’un cadre méthodologique, qui permet de bien comprendre le déroulement du processus et d’évaluer ses besoins. Nombre de grandes entreprises et ETI se sont appuyées dessus pour accompagner leur réflexion. C’est un outil qui peut aussi être utilement mis à profit par les PME.

© Uni-éditions juin 2017

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