Épargner pour sa famille

Interview de Jean-Marc Lombard, chargé de développement prescripteurs, Crédit Agricole immobilier

Février 2014

« L’assurance décès invalidité, l’assurance vie et l’investissement immobilier représentent les meilleurs choix pour toute épargne »

Que faut-il prévoir pour faire face à un éventuel accident de la vie ?

Pour mettre sa famille à l’abri des conséquences financières d’un accident de la vie (longue maladie, grave incapacité de travail, décès), il existe différentes solutions. L’une des plus répandues est l’assurance décès invalidité (ADI), systématiquement souscrite pour garantir un crédit immobilier. En cas de maladie ou d’accident, les échéances du prêt peuvent être prises en charge ; en cas de décès, le capital assuré est remboursé.
Un couple qui emprunte pour acheter sa résidence principale a deux options possibles : répartir l’ADI sur les deux souscripteurs (50 % sur chacun des conjoints), ou bien souscrire une garantie à 100 % sur chaque tête. Dans la première hypothèse, si l’un des conjoints décède, le capital restant dû est remboursé par l’assurance à hauteur de 50 %. Dans la seconde, le décès d’un conjoint entraîne le remboursement intégral du capital restant dû.

S’il m’arrive quelque chose, comment financer les études de mes enfants ?

Il existe une alternative aux contrats d’assurance spécifiques : l’investissement immobilier. Car l’emprunt contracté pour l’achat d’un logement destiné à la location est, lui aussi, garanti par une ADI. Si l’assuré est couvert à 100 %, la famille perçoit alors des loyers nets, exonérés de toutes charges d’emprunt. Un complément de revenu bien utile pour, notamment, financer les études des enfants.

À partir de quand et comment faut-il épargner pour sa retraite ?

L’objectif numéro un pour tout ménage qui peut épargner, c’est de constituer un capital qui apportera un complément de revenus au moment où l’on cesse toute activité professionnelle. Les solutions financières (l’assurance vie, notamment) et immobilières sont complémentaires.
Pour la grande majorité des ménages, la priorité, c’est de devenir propriétaire de son logement, ce qui signifie avoir fini de rembourser le crédit au moment du départ à la retraite. L’économie d’un loyer compense la différence entre le dernier revenu d’activité et la pension de retraite. Pour compléter cette pension, certains produits financiers proposent de convertir le capital constitué en rente viagère. L’investissement immobilier présente l’avantage de procurer un revenu (les loyers) tout en conservant le capital (le bien), que l’on pourra transmettre à ses enfants.

Un patrimoine immobilier, n’est-ce pas contraignant à gérer ?

La gestion d’un patrimoine immobilier destiné à la location demande du temps et de la compétence. Mais on peut la confier à un professionnel, sous mandat. Il existe aussi des placements immobiliers en gestion collective : les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) et les nouveaux organismes de placement collectif en immobilier (OPCI). Facilement accessibles (à partir de quelques centaines d’euros), ils permettent aux particuliers d’investir dans l’immobilier d’entreprise, sans souci de gestion : l’achat des immeubles, leur entretien et la location relèvent de sociétés de gestion spécialisées, placées sous le contrôle de l’Autorité des marchés financiers (AMF).

© Uni-éditions – MIG novembre 2013