Voyager en étant malade, les précautions à prendre

Vous souffrez d’une maladie chronique ? Vous suivez un traitement de longue durée ? Votre pathologie ou votre traitement ne sont peut-être pas incompatibles avec des vacances ou des déplacements. Voici des conseils pour organiser vos voyages tout en étant malade, et ce dans les meilleures conditions.

Premier conseil pour voyager malade : parlez-en avec votre médecin

Votre médecin traitant pourra évaluer les risques éventuels de votre voyage avec votre maladie. Voyez-le assez longtemps à l’avance et n’hésitez-pas à lui poser toutes les questions pour savoir comment adapter votre traitement en conséquence, et comment contacter les structures sur le lieu de destination afin d’assurer la continuité de vos soins.

Deuxième conseil pour voyager malade : choisissez bien votre destination

Que vous partiez en France ou à l’autre bout du monde, assurez-vous simplement d’une chose : existe-t-il une structure hospitalière adaptée, avec des places disponibles, proche de votre lieu de vacances ? Si vous devez recevoir des soins à domicile, veillez à ce que les médicaments et le matériel médical puissent être livrés sans difficultés.

Renseignez-vous aussi sur les possibles effets indésirables du climat si vous avez choisi de partir dans un pays lointain, de même que sur les incompatibilités entre un vaccin éventuellement nécessaire pour la destination choisie et votre traitement.

Troisième conseil pour voyager malade : effectuez les démarches administratives nécessaires.

Vous souffrez d’une affection de longue durée (ALD) ? N’oubliez-pas de demander un agrément auprès de votre Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM). C’est également le cas si vous êtes en arrêt maladie bénéficiant d’indemnités journalières. Indiquez le nombre de jours ou semaines pendant lesquels vous partez tout en continuant à recevoir des soins.

Si le médecin-conseil consent à votre voyage malade, la CPAM vous permet un transfert des soins du centre du domicile au centre de villégiature. Dans ce cas, la continuité de la prise en charge à 100 % dans le cadre de l’ALD et la poursuite du versement des indemnités journalières est garantie.

Enfin, si vous envisagez un voyage en Suisse ou dans un pays membre de l’Espace économique européen (EEE) où votre carte Vitale n’est pas reconnue, pensez à faire la demande de la Carte européenne d’assurance maladie (CEAM). Délivrée pour une durée d’un an, elle couvre les soins urgents et imprévus pendant votre séjour.

© Uni-éditions – mars 2017