Retour au site Crédit Agricole
Le blog des professionnels / Activité

Une sélection d’actualités générales, financières et sociales utiles pour les entrepreneurs.

Centres-villes : une offre commerciale bien spécifique

20 jan
Centres-villes : une offre commerciale bien spécifique
Activité

20 janvier

Si le développement du commerce de périphérie a fortement affecté l’activité des commerçants de centre-ville, ceux-ci conservent une part prépondérante dans certaines activités, comme le montre une étude de l’Insee.

Le commerce est un secteur d’activité en perpétuelle évolution. Il est longtemps resté concentré dans le cœur des villes. Puis, avec le développement des agglomérations, il s’est déporté à leurs abords. Dans les centres commerciaux de périphérie d’abord, puis les parcs d’activités commerciales (Retail Parcs) ensuite. Malgré cette évolution qui soumet le commerce de cœur de ville à une forte concurrence, ce dernier conserve une part prépondérante dans certaines activités et conserve une position enviable dans les grands centres urbains, comme le montre une étude de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), publiée en novembre, sur les évolutions du commerce de centre-ville, au cours de la période 2004-2014.

Les commerces qui résistent

Comme cette étude le confirme, l’offre commerciale de centre-ville conserve une spécificité forte. Elle constitue pour les consommateurs une destination privilégiée pour les achats plaisir, culturels et de loisirs. Plusieurs activités sont d’ailleurs fortement représentées en centre-ville. C’est le cas des magasins de produits technologiques (téléphonie, high-tech) et d’équipements de la personne (habillement, chaussures, maroquinerie, bijouterie et parfumerie), ainsi que des agences de voyages, mais aussi, dans le domaine de la culture, des librairies dont les deux-tiers sont situées au cœur des agglomérations.

À l’inverse, certaines catégories de commerces ont perdu du terrain en centre-ville. C’est le cas des boulangeries-pâtisseries, des boucheries-charcuteries, ou encore des pharmacies. Même s’ils restent encore bien implantés en centre-ville, ces commerces du quotidien ont en partie essaimé dans le reste des aires urbaines, au cœur des quartiers, à proximité immédiate de la clientèle.

Les villes touristiques et les grandes agglomérations

Autre tendance marquante : si le commerce de centre-ville a perdu du terrain dans les villes de faible et moyenne importance, il s’est en revanche développé dans les grandes métropoles régionales. D’après l’Insee, l’emploi salarié dans les commerces de centre-ville a ainsi progressé de 5 % en 10 ans dans les aires urbaines de plus de 500 000 habitants (hors Paris). Dans le même temps, il diminuait dans les aires urbaines plus petites, en particulier celles de taille moyenne (50 000 à 200 000 habitants).

Un constat encore plus vrai pour les villes dotées d’un attrait touristique, d’un intérêt patrimonial ou qui jouxtent le littoral. "Le patrimoine architectural, le tourisme et le niveau de vie de la population contribuent à accroître le poids du commerce en centre-ville", concluent ainsi les auteurs de l’étude.


© Thibault Bertrand - Uni-éditions - décembre 2016