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Commerce : les réseaux freinent les ouvertures en contre-ville

28 mar
Activité

Mars 2013

Crise oblige, les enseignes en réseaux sont devenues plus prudentes dans leur stratégie d’implantation commerciale. Ces prochaines années, elles entendent privilégier les créations de points de vente en périphérie, ainsi que dans les petites villes.

C’est une nouvelle qui va intéresser les commerçants indépendants, implantés en centre-ville. Ils devraient, au cours des années à venir, constater un tassement des ouvertures de magasins initiées par les enseignes nationales en cœur de ville. C’est ce qu’indique une étude sur le thème de l’immobilier commercial, publiée en janvier dernier par Procos, la Fédération pour l’urbanisme et le développement du commerce spécialisé. Un organisme qui regroupe 260 enseignes pesant 60 000 points de vente.

Nouveaux arbitrages
Il y a quelques années en effet, les grandes enseignes nationales avaient opté pour une stratégie active d’implantation urbaine. Ce qui avait entraîné une forte inflation du montant des loyers commerciaux. Aujourd’hui, la donne a changé. Crise aidant, les chiffres d’affaires se sont érodés - mais pas forcément le coût du foncier – et les ratios de rentabilité du commerce spécialisé sont devenus plus fragiles. Dans ce contexte, les réseaux s’adaptent et procèdent à de nouveaux arbitrages en matière d’implantation commerciale.
Au cours des années à venir, ils devraient, selon la fédération Procos, "diversifier leur stratégie en s’appuyant sur des opportunités de création de points de vente moins risquées, aux loyers ainsi qu’aux charges mieux maîtrisées". De ce fait, même si les grandes enseignes n’entendent pas abdiquer leurs positions actuelles au sein des grands pôles commerciaux urbains, ce sont désormais les ouvertures en périphérie, ainsi que dans les petites villes, qui seront mises en avant.
Toujours selon Procos, ce sont les parcs d’activité commerciale (retail parks) qui accueilleront la majeure partie des implantations programmées en 2013 (environ 35 % du total). Les centres commerciaux viendront en deuxième position (25 %). Les ouvertures en centres-villes ne totaliseront pour leur part qu’un projet sur cinq.
En fonction de leur cœur d’activité, les enseignes privilégieront des logiques d’implantation différentes. Ainsi, celles du secteur culture-loisirs mettront l’accent sur les parcs d’activité commerciale des petites villes. Pour leur part, les réseaux d’hygiène-santé-beauté investiront davantage les petites galeries marchandes des petites villes. La restauration, un peu à contre-courant de la tendance générale, opérera un retour dans les villes de taille moyennes.

Hausse globale des ouvertures
Malgré cette stratégie plus sélective, le nombre d’ouvertures ne devrait pas fléchir. En 2013, les perspectives de développement des adhérents de la fédération Procos s’annoncent équivalentes à celles de l’année dernière. Soit un millier d’ouvertures programmées, contre 300 fermetures. Ce qui représentera un accroissement de 3 % du nombre de magasins. L’incertitude qui pèse sur le pouvoir d’achat et la consommation ne freine pas les velléités de développement des enseignes du commerce spécialisé.


© Uni-éditions – MIG – Mars 2013