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La vente en vrac, une idée à suivre ?

05 avr
Activité

il y a 2 semaines

Limitant les emballages inutiles et le gaspillage alimentaire, la vente en vrac attire une frange croissante de consommateurs. Voici quelques éléments pour mieux appréhender ce mode de distribution prometteur.

En quoi consiste la vente en vrac ?

C’est un système de distribution qui repose sur la vente de produits non emballés, que le client achète au poids, ou au volume pour les liquides, en fonction de ses besoins. L’idée n’est pas nouvelle. Avant l’apparition des grandes surfaces en libre-service, dans les années 1960, la vente en vrac constituait le mode de distribution le plus répandu.
 

Combien pèse le marché de la vente en vrac ?

Aucun chiffrage n’existe car il s’agit pour l’heure d’un marché encore jeune. Selon Réseau Vrac, l’association des professionnels du secteur, 1,5 % des ménages consommeraient en vrac. C’est peu, mais l’idée fait son chemin. « Alors qu’on recensait 10 épiceries en vrac il y a 4 ans, on en dénombre aujourd’hui 150 et 80 % des magasins bio possèdent un rayon dédié », chiffre Célia Rennesson, la directrice de cette structure. Fait notable : la grande distribution s’intéresse elle aussi de près à ce modèle économique, à l’image d’Auchan, Carrefour, Monoprix, Lidl ou encore Franprix, qui l’ont adopté dans une bonne partie de leurs points de vente.

Tous les produits se prêtent-ils à la vente en vrac ?

C’est particulièrement le cas pour les produits d’épicerie : pain, biscuits, bonbons, huiles, condiments, confitures, fruits secs, céréales, riz, pâtes, œufs… Les produits d’entretien, ainsi que certains produits de soins (savons, shampoings, crèmes) se prêtent également à ce mode de commercialisation. De façon générale, la vente en vrac est toute indiquée pour les produits non périssables, se conservant facilement, comme les produits secs d’épicerie.
 

Quels sont les points à intégrer avant de se lancer sur ce créneau ?

Sur le papier, la vente en vrac présente de nombreux atouts. Outre son positionnement spécifique - ni emballage, ni gaspillage - elle permet de pratiquer une politique tarifaire attractive. En effet, compte tenu de l’absence d’emballage, les produits sont généralement vendus 5 à 40 % moins cher que dans les circuits de distribution classiques, à qualité comparable. Pour autant, « ce n’est pas sur le prix qu’il faut miser pour attirer la clientèle, mais sur le positionnement des produits, l’objectif étant d’épouser les besoins de la clientèle locale tout en proposant une offre différenciante », conseille Célia Rennesson.

Comment se lancer ou diversifier son activité dans la vente en vrac ?

Ce mode de distribution exige des règles d’hygiène pointues et une organisation rigoureuse du point de vente. D’où l’intérêt de suivre une formation plutôt que d’expérimenter les choses de manière empirique. Réseau Vrac en propose deux, sur un format de 2 jours chacune : une formation dédiée au montage de projet ; une autre consacrée aux règles d’hygiène (compter 500 à 700 € HT selon le module). Autre solution : la piste de la franchise. Un réseau, Day by Day, s’est positionné sur ce créneau il y a 4 ans. Il compte aujourd’hui 33 points de vente et recrute pour étendre son implantation.
 
Pour en savoir plus
Ademe - La vente en vrac : pratiques et perspectives


© Thibault Bertrand - Uni-éditions - mars 2018