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Les mutations du commerce alimentaire en centre-ville

21 juin
Les mutations du commerce alimentaire en centre-ville
Activité

il y a 5 mois

Essor des supérettes, des commerces de surgelés, de produits bio et diététiques… Le paysage du commerce de détail alimentaire en centre-ville a connu de notables évolutions au cours de la dernière décennie.

Le commerce alimentaire est un secteur en perpétuelle évolution. L’offre de produits se renouvelle, les formats de magasin changent, les lieux d’implantation se diversifient. Cela a été le cas, avec le développement des supermarchés et hypermarchés aux portes des agglomérations. Puis, plus récemment, avec l’arrivée des points de vente en "drive".
En centre-ville, les évolutions sont peut-être moins perceptibles, mais pourtant bien présentes, comme le montre une récente étude par la Direction générale des entreprises, l’organisme du ministère de l’Économie chargé d’analyser les tendances économiques à l’œuvre.

Une offre qui diffère selon la taille des villes

Premier constat : si l’offre commerciale alimentaire a augmenté au même rythme que la population entre 2003 et 2012 (la période de référence de l’étude), cette croissance ne s’est pas faite de manière uniforme sur tout le territoire. Alors que les grandes et moyennes agglomérations ont connu, sur la période concernée, un développement commercial, les petites villes et communes ont en revanche subi une érosion de l’offre.
Autre évolution notable : si, toutes villes confondues, le nombre des petites surfaces d’alimentation générale et spécialisée a globalement augmenté, leur part dans l’offre du commerce de détail alimentaire s’est resserrée, en particulier au profit des supérettes implantées en centre-ville aux couleurs de la grande distribution (Carrefour City, Casino Shop, Monop’, etc.)
Entre 2003 et 2012, le nombre de ces supérettes a augmenté de 17 % en moyenne, avec une poussée très nette dans les grandes villes (+ 55 %). La loi de modernisation de l’économie de 2008, repoussant de 300 à 1 000 m2, la surface au-delà de laquelle une autorisation préalable d’exploitation commerciale est nécessaire, a généré un puissant appel d’air.

Boom du bio et des surgelés

En 10 ans, la physionomie de l’offre alimentaire a également évolué. Certaines familles de commerces ont perdu du terrain. C’est le cas des boucheries et des poissonneries (- 14 % en nombre), ainsi que des petites épiceries de quartier (- 5 %). A contrario, d’autres ont beaucoup progressé, en particulier dans les grandes agglomérations. C’est le cas des commerces de boissons (+ 31 %), des magasins de produits surgelés (+ 36 %) et des autres commerces de détail de produits alimentaires (+ 37 %), au premier rang desquels les commerces de produits bio et diététiques.


© Thibault Bertrand - Uni-éditions - juin 2016