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Le blog des professionnels / Activité

Une sélection d’actualités générales, financières et sociales utiles pour les entrepreneurs.

Les soldes flottants maintenus en 2011

24 juin
Activité

Juin 2011

Un rapport rendu en novembre 2010 préconisait le maintien des soldes flottants en 2011, pourtant largement décriés par les commerçants. La ministre de l’économie, Christine Lagarde, a annoncé la reconduction du dispositif.

Une période de soldes complémentaires pour les commerçants

Christine Lagarde, ministre de l’économie et des Finances et Frédéric Lefebvre, son nouveau secrétaire d’état chargé du commerce et de l’artisanat, ont donc décidé de poursuivre, pour l’année 2011, l’application des soldes flottants tels que prévus par la loi de modernisation de l’économie, dans une optique de défense du pouvoir d’achat des consommateurs. Votée en 2008, cette loi prévoit que les commerçants peuvent pratiquer, aux dates de leur choix, des soldes flottants pendant deux semaines supplémentaires par an en plus des périodes légales des soldes d’hiver et de printemps (2 fois 5 semaines). Seules contraintes, les organiser au plus tard un mois avant ces soldes légaux et les déclarer auprès de la préfecture du département. Beaucoup de commerçants ne sont pas encore convaincus par les bénéfices de ces soldes flottants. Ils craignent en effet une banalisation des opérations promotionnelles et, par conséquent, une lassitude des consommateurs.

Un mécanisme plébiscité par les consommateurs

Selon le rapport rédigé à la demande d’Hervé Novelli, prédécesseur de Frédéric Lefebvre, par le Centre d’études pour la recherche et l’observation des conditions de vie (Credoc) et l’Institut français de la mode (IFM), les soldes flottants ont permis de dégager un chiffre d’affaires supplémentaire de plus de 120 millions d’euros dans le secteur de l’habillement depuis un an et demi (dont 93 millions d’euros pour les seuls soldes flottants). Le Credoc affirme que le mécanisme des soldes flottants et des promotions n’a pas déstabilisé les circuits commerciaux habituels. Il permet au contraire aux commerçants d’ajuster leur stratégie commerciale en fonction de la demande locale et d’écouler plus facilement leurs invendus entre les soldes saisonnières. L’Institut français de la mode souligne de son côté que 71 % des consommateurs soutiennent ce mécanisme.

La ministre de l’économie et son secrétaire d’état invitent cependant le Credoc et l’IFM à approfondir leur réflexion sur l’encadrement des soldes et des promotions. Le Gouvernement est en particulier favorable à l’alignement strict des dates de démarrage des soldes dans le e-commerce sur celles du commerce traditionnel.

Pour en savoir plus : www.economie.gouv.fr


© Uni-éditions – février 2011