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Le blog des professionnels / FINANCES

Une sélection d’actualités générales, financières et sociales utiles pour les entrepreneurs.

Financer ses besoins de trésorerie à court terme

28 mai
Financer ses besoins de trésorerie à court terme
FINANCES

Mai 2015

Facilité de caisse, découvert autorisé, crédit à court terme, escompte, mobilisation Dailly… Les banques proposent aux professionnels une large palette de solutions pour financer leur activité quotidienne. Inventaire.

Aucun professionnel n’est à l’abri d’une difficulté ponctuelle de trésorerie. Même si son carnet de commandes est rempli. Il suffit, en effet, d’un simple décalage entre les dépenses engagées et des recettes qui tardent à rentrer, pour se retrouver à court de liquidités. Cela peut arriver plus vite qu’on ne le croit : une commande importante qui oblige à acheter un stock de fournitures, un client qui paye en retard… Dans ces cas-là, il faut trouver une solution de financement à court terme, le temps de reconstituer ses réserves. Deux options sont envisageables : les crédits de trésorerie d’une part, le financement du poste client par mobilisation de créances d’autre part.

Les crédits de trésorerie

Ils permettent d’obtenir des marges de manœuvres supplémentaires auprès de sa banque. Plusieurs formules existent. La facilité de caisse offre une couverture bien adaptée aux décalages ponctuels et limités dans le temps (quelques jours par mois au maximum). Cette solution répond aux situations imprévues.
Le découvert autorisé est pour sa part accordé pour une durée plus longue (jusqu’à un an). Il est opportun pour couvrir le décalage entre les dépenses et les recettes relevant du cycle normal d’exploitation. Enfin, les crédits à court terme, dont le crédit de campagne, permettent de couvrir des décalages plus importants (accroissement des commandes, activité saisonnière). Chacune de ces formules donne lieu au versement d’intérêts, voire d’une commission.

Le financement par mobilisation de créances

Le financement par mobilisation de créances permet de recevoir, de manière anticipée, via sa banque, le montant d’une vente déjà conclue, avant l’échéance de paiement prévue avec le client final. Elle est toujours réservée aux créances détenues auprès de professionnels. Les formules les plus utilisées sont l’escompte, la mobilisation Dailly et l’affacturage. La première permet d’obtenir une avance de trésorerie, auprès de sa banque. Les deux suivantes autorisent à céder ses créances à sa banque ou à un établissement spécialisé (l’affacturage ou factor), qui se charge lui-même du recouvrement. Là aussi, ces formules donnent lieu au versement d’intérêts, voire d’une commission.

Les démarches à effectuer

Pour ne pas perdre inutilement de temps lorsqu’on demande un financement à court terme à sa banque, on a tout intérêt à commencer à constituer son dossier en amont. Celui-ci doit comporter un bilan comptable, le compte de résultat des derniers exercices, un tableau de trésorerie, un prévisionnel d’activité, ainsi que les factures restant à percevoir auprès de ses clients. Ces éléments permettent d’analyser la nature des solutions à mettre en œuvre, et le montant dont le professionnel a besoin pour assurer la continuité de son activité. Une fois le dossier complet, la banque donne sa réponse sous un délai de 15 jours ouvrés.
Bien sûr, pour éviter de se retrouver au pied du mur, il est important de bien anticiper ses besoins de trésorerie. La clôture des comptes annuels et leur communication à la banque constituent deux bonnes occasions de faire le point avec son chargé de clientèle sur ce sujet.

Pour en savoir plus :
Les clés de la banque destinées aux entrepreneurs


© Thibault Bertrand - Uni-éditions - mai 2015