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L’assurance arrêt de travail : une sécurité en cas de coup dur

29 mar
L'assurance arrêt de travail : une sécurité en cas de coup dur
FINANCES

il y a 5 mois

En cas de maladie ou d’invalidité, les garanties versées aux travailleurs non salariés par leur régime de sécurité sociale, sont limitées. Souscrire une assurance prévoyance pour ces risques permet de préserver ses revenus en cas de coup dur.

Lorsqu’on est installé à son compte, mieux vaut ne pas tomber malade ou être victime d’un accident du travail. Dans ces situations, les garanties souscrites au titre des régimes obligatoires des travailleurs non salariés sont en effet limitées et insuffisantes pour compenser la perte de revenus occasionnée. D’où la nécessité, si l’on veut préserver ses ressources et sécuriser matériellement sa famille en cas de coup dur, de souscrire des couvertures complémentaires. Les contrats d’assurance prévoyance couvrant le risque d’arrêt de travail, développés à l’intention des travailleurs non salariés par les assureurs et les banques, permettent de le faire.
 

Indemnités journalières ou rente

Ces assurances prennent en charge les pertes de revenus occasionnées par un accident ou une maladie aboutissant à une incapacité de travail temporaire, voire définitive. Selon sa situation, afin de compenser le manque à gagner, on perçoit des indemnités journalières le temps de la convalescence, voire une rente si l’on doit mettre un terme définitif à son activité.

Afin d’inciter les professionnels à souscrire ces protections, la loi Madelin leur réserve un statut fiscal attractif. Sous réserve que le contrat soit éligible, elle autorise à déduire de son revenu imposable ces cotisations d’assurance ou à les passer en charges sur son entreprise. Cette année, le montant de cet avantage, qui est fonction des revenus du TNS, est plafonné à 9 415 €. À titre indicatif, pour un revenu déclaré de 30 000 €, la déduction applicable est de 3 871 € de cotisations au maximum. Un avantage non négligeable.
 

Bien étudier son contrat

Lorsqu’on souscrit une assurance prévoyance arrêt de travail, il faut au préalable veiller à plusieurs points. Le premier concerne le montant des garanties souscrites. Il est important de bien le déterminer au départ, compte tenu de ses besoins futurs. Le mode de calcul des cotisations mérite également attention. Alors que certains contrats prévoient une prime fixe, non modifiable, d’autres reposent sur une cotisation évoluant chaque année, selon l’âge de l’assuré.

Il faut aussi se renseigner sur les éventuels délais de carence et d’attente avant indemnisation, prévus au contrat. En cas d’arrêt maladie par exemple, ils peuvent aller de quelques jours à plusieurs mois, selon les assureurs. Les conditions d’invalidité requises pour déclencher l’indemnisation constituent également un point à étudier de près. Elles peuvent sensiblement varier d’un contrat à l’autre. Enfin, il faut aussi poser la question des éventuelles exclusions de garantie (pratique d’un sport à risque, antécédents de santé, etc.).


© Thibault Bertrand - Uni-éditions - mars 2017