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Les avantages de l’assurance pertes d’exploitation

14 mai
FINANCES

Mai 2013

Assurer son entreprise contre les risques d’incendie, d’inondation, de tempête permet de compenser les dommages directement imputables au sinistre. Mais pas le manque à gagner lié à la baisse ou à l’arrêt de l’activité. Pour cela, il faut souscrire une assurance pertes d’exploitation.

Lorsqu’une entreprise subit un incendie, une inondation, une tempête, l’assurance dommages couvre les dégâts matériels directement causés par l’événement. Les bâtiments endommagés sont remis à neuf, les machines hors d’usage remplacées et la perte de stock indemnisée. Mais les conséquences indirectes du sinistre ne sont pas prises en charge. Elles peuvent être importantes. Le temps d’effectuer les travaux nécessaires et de remettre l’outil de production en route, l’entreprise risque de tourner au ralenti, voire de s’arrêter temporairement. Le chiffre d’affaires baisse alors mécaniquement. L’entreprise peut même perdre des clients. Dans le même temps, il faut continuer à payer les charges fixes : salaires du personnel, loyers, charges d’acquisition des matériels, impôts, taxes, etc. Faute d’une trésorerie suffisamment solide, l’entrepreneur peut alors être contraint de mettre la clé sous la porte.

Compenser la perte de chiffre d’affaires
Pour éviter cette issue, il est conseillé de souscrire une assurance pertes d’exploitation. Cette garantie spécifique couvre les conséquences indirectes d’un sinistre matériel (incendie, explosion, dommages électriques, tempête, dégât des eaux, bris de machine, émeutes, vandalisme…). D’une part, la perte de chiffre d’affaires consécutive à la réduction, voire à l’arrêt de l’activité. D’autre part, les frais engagés à la suite du sinistre pour en limiter les conséquences. Ce peut être, par exemple, la location temporaire de nouveaux locaux, de machines de remplacement destinées à la production, le recours ponctuel à un prestataire extérieur pour compenser la chute de productivité, des dépenses exceptionnelles de marketing, etc.

Au-delà de ces garanties, qui figurent en principe dans tous les contrats d’assurances pertes d’exploitation, il est possible d’en souscrire d’autres. Notamment pour couvrir les pénalités encourues par l’entreprise, du fait des retards de livraison occasionnés, ou de la rupture pure et simple d’un contrat d’approvisionnement devenu impossible à honorer.

Les points à surveiller
La fixation de la période d’indemnisation est un point essentiel du contrat, qu’il faudra étudier avec attention. En effet, il convient de prévoir une durée suffisante pour permettre à l’entreprise de retrouver sa vitesse de croisière sur le plan financier et commercial. Généralement, il faut compter un an au minimum. Pour les entreprises qui fonctionnent sur un rythme saisonner, il est préférable d’opter pour une garantie de deux, voire trois ans.

D’autre part, il faudra veiller à ce que l’assurance dommages couvrant l’entreprise offre un niveau d’indemnisation suffisant pour couvrir le préjudice direct causé par le sinistre proprement dit. En effet, l’assurance pertes d’exploitation ne sera mise en jeu que si cette condition est satisfaite, garantissant ainsi la poursuite de l’activité à terme.

Pour en savoir plus :
FFSA – L’assurance des pertes d’exploitation de l’entreprise


© Uni-éditions – MIG – mai 2013