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Le blog des professionnels / FINANCES

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S’assurer contre les risques d’impayés

05 nov
FINANCES

Novembre 2011

Le risque lié au défaut de paiement d’un client est une éventualité qui doit être prise au sérieux. A fortiori dans les petites entreprises, qui disposent d’une trésorerie serrée. Pour se protéger, une bonne solution consiste à souscrire une assurance crédit.

Les compagnies d’assurance ont développé une gamme de contrats d’assurance-crédit, adaptée aux besoins des PME. En cas d’impayé, l’assureur se substitue au créancier pour tenter de récupérer les sommes dues. Si la procédure de recouvrement n’aboutit pas, il indemnise alors le manque à gagner.

Sécuriser ses créances

Diriger une entreprise ne se limite pas à engranger de nouvelles commandes, il faut aussi s’assurer que la clientèle est solvable et paie ses factures. Certes, il existe de nombreux moyens pour juger de la solidité financière d’un prospect avant de contracter avec lui. Mais aucun n’est infaillible. Sans compter que la trésorerie d’un client peut rapidement se dégrader. Il suffit qu’il soit lui-même victime d’un incident de paiement pour ne plus pouvoir honorer ses propres échéances. Les conséquences peuvent être sévères : en Europe, plus de 20 % des faillites d’entreprises découlent d’un impayé.

Il est donc vivement conseillé d’assurer ses arrières. Pour cela, l’entreprise peut souscrire une assurance crédit. C’est une solution qui offre plusieurs avantages :
- En premier lieu, bien sûr, elle permet de sécuriser ses créances. Dans le cas où un client ne paie plus, elle garantit d’être indemnisé par l’assureur.
- Autre point fort : l’assurance crédit évite de devoir supporter une procédure contentieuse, par définition longue et coûteuse. Une fois les voies de recours habituelles épuisées, c’est en effet l’assureur qui se charge du recouvrement des sommes dues.
- Enfin, elle permet de bénéficier d’un avis circonstancié sur la solvabilité de ses clients, dans la mesure où l’assureur-crédit analyse chaque dossier en détails, avant d’accorder – ou de refuser - sa garantie.

Des garanties limitées

Malgré ces avantages, l’assurance crédit n’est pas une solution infaillible. En effet, l’assureur garantit rarement l’intégralité de la créance (son montant est souvent plafonné à 90 ou 95 %). Dans certains cas, il peut aussi instituer un système de franchise, à la charge de l’assuré. Voire tout bonnement refuser d’assurer un client trop fragile. En outre, les délais de remboursement sont souvent longs. Plusieurs mois au minimum (il est vrai que les procédures de recouvrement sont fastidieuses).

Le coût de ce type d’assurance dépend de plusieurs paramètres : le secteur d’activité de l’entreprise, le profil de la clientèle, les délais de paiement accordés... Dans certains cas, le montant de la prime peut être fixé forfaitairement. Dans d’autres cas, il peut représenter un pourcentage du chiffre d’affaires réalisé (généralement, quelques millièmes du volume total).


© Thibault Bertrand – Uni-éditions – octobre 2011