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Le blog des professionnels / Social RH

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L’obtention du titre de maître d’apprentissage est assouplie

31 fév
Social RH

Février 2012

Dans le secteur artisanal, de nombreuses entreprises ont recours à l’apprentissage pour intégrer et former leurs futurs salariés. Cette pratique est toutefois conditionnée à la présence, au sein de l’entreprise, d’un maître d’apprentissage. Revue de détail des dispositions visant à favoriser l’intégration des apprentis.

Un décret, en date du 25 octobre 2011, assouplit les conditions requises pour devenir maître d’apprentissage. En réduisant la durée d’expérience nécessaire pour obtenir ce titre, ce texte va permettre à de nombreux artisans d’intégrer plus rapidement un apprenti au sein de leur entreprise.

Des incitations multiples…

Le gouvernement entend promouvoir la formation en alternance et, en particulier, l’apprentissage. Il est vrai que cette formule ne manque pas d’avantages. Pour les jeunes, elle constitue un véritable tremplin pour l’emploi. Du côté des entreprises, elle s’avère un outil de recrutement très efficace.

Pour lui donner un nouvel élan, les pouvoirs publics ont institué plusieurs mesures visant à inciter les professionnels à intégrer un apprenti : notamment un crédit d’impôt (1 600 € par an et par apprenti, voire 2 200 € sous conditions), des exonérations de cotisations patronales, et une indemnité compensatrice versée par la région (1 000 € au minimum par année pleine).

Si l’argument financier est primordial, il ne suffit pourtant pas à lever tous les obstacles. Pour aller au bout de sa logique, le gouvernement a donc décidé, en plus de ces avantages, de faciliter l’obtention du titre de maître d’apprentissage. Un élément important, puisque ce titre est un passage obligé pour intégrer des apprentis dans l’entreprise. Pour ce faire, les conditions requises en matière d’expérience professionnelle ont été assouplies.

… Pour favoriser l’intégration des apprentis

Alors qu’auparavant, il fallait justifier de trois à cinq années d’expérience, en fonction du niveau de qualification du futur maître d’apprentissage, ce délai passe désormais à deux, voire trois ans maximum.

Deux cas de figure se présentent. Si le demandeur est titulaire d’un diplôme ou d’un titre de niveau supérieur ou égal à celui sanctionnant la formation de l’apprenti, la durée d’expérience requise est désormais de deux ans, contre trois auparavant. Si, en revanche, il ne possède aucune qualification, la durée requise passe à trois ans, contre cinq avant.

Nul doute que cette mesure va provoquer un appel d’air en faveur de l’apprentissage du côté des artisans récemment installés à leur compte. De fait, ceux qui envisageaient de former des apprentis en vue de les recruter, vont pouvoir anticiper les choses. Dans la pratique, ils pourront accueillir simultanément jusqu’à deux apprentis et un redoublant. A charge pour eux de les sélectionner, de les former et les faire progresser dans la pratique de leur métier.

Pour en savoir plus :
Décret relatif à l’expérience professionnelle des maîtres d’apprentissage


© Thibault Bertrand – Uni-éditions – janvier 2012