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Le blog des professionnels / Social RH

Une sélection d’actualités générales, financières et sociales utiles pour les entrepreneurs.

Recruter un étudiant en stage

20 aoû
Social RH

Août 2012

L’été est une période propice pour recruter un stagiaire. L’occasion d’apporter du “sang neuf” à l’entreprise, voire de tester les capacités d’une future recrue en lui confiant une mission à mener à bien.

En attendant de décrocher leur premier job, une fois leur diplôme en poche, beaucoup d’étudiants souhaitent se confronter à la réalité du monde de l’entreprise et se forger une première expérience professionnelle. Les stages sont un moyen tout indiqué d’y parvenir. De ce fait, recruter un jeune en stage n’est guère compliqué pour les employeurs. Les entrepreneurs intéressés par ce type de collaboration ponctuelle ont l’embarras du choix. Certains puisent dans les candidatures spontanées reçues en cours d’année.

D’autres font fonctionner le bouche-à-oreille. On peut ainsi solliciter les établissements d’enseignement locaux, voire prospecter sur les sites Internet spécialisés dans la mise en contact des entreprises et des candidats (comme letudiant.fr, kapstages.com ou encore un-stage.com).

Encadrer les abus

Si la question du recrutement ne pose pas de problème, le cadre dans lequel s’inscrit cette collaboration est, en revanche, très précis. De façon à éviter les abus consistant à recruter par ce biais de la main-d’œuvre à bon marché, la loi rappelle que les stages ont une finalité pédagogique et ne sont pas assimilables à un emploi. Leur objectif, par conséquent, ne peut être de remplacer un salarié absent, de faire face à un surcroît temporaire d’activité ou de pourvoir un emploi saisonnier.

Lorsque le stage s’inscrit dans un cursus scolaire ou universitaire, la législation impose également la signature d’une convention tripartite engageant le stagiaire, l’entreprise qui l’accueille, et l’établissement d’enseignement. Ce document doit préciser un certain nombre de points. Notamment l’objectif du stage – qui doit s’inscrire dans le projet pédagogique défini par l’établissement d’enseignement – le détail des activités confiées au stagiaire, sa durée de présence dans l’entreprise, le montant de sa gratification, ainsi que les modalités de suspension de la collaboration.

Une gratification de 436 €

La durée des stages est également réglementée. Sauf exception, elle ne peut excéder 6 mois. De même, il n’est pas possible d’accueillir successivement plusieurs stagiaires au même poste. Pour cela, il faut respecter un délai de carence, égal au tiers de la durée du stage précédent.

Concernant la question de la rémunération, il faut savoir que le stagiaire ne perçoit pas de salaire, mais une gratification. Celle-ci est obligatoire lorsque le stage dépasse une durée de deux mois, consécutifs ou non, au cours d’une même année scolaire. à défaut de convention de branche ou d’accord professionnel spécifique, le montant de cette gratification est fixé à 12,5 % du plafond horaire de la Sécurité sociale, soit 436 € par mois pour un stage à temps plein. Aucune cotisation sociale n’est due sous ce plafond. Au-delà, en revanche, l’entreprise doit acquitter des charges patronales et salariales sur l’excédent.


Pour en savoir plus :
http://vosdroits.service-public.fr


© Thibault Bertrand – Uni-éditions – juillet 2012