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E-commerce : danger ou chance pour le commerce de proximité ?

11/12/2018 - 2 min de lecture

Rubrique : Tendances

#Internet

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E-commerce : danger ou chance pour le commerce de proximité ?

L’e-commerce est souvent perçu comme une menace pour le commerce de proximité. Une étude, réalisée en région, montre qu’il peut avoir un impact positif sur l’attractivité des centres-villes et des centres-bourgs.

L’e-commerce représente-t-il un danger pour l’attractivité commerciale des villes de petite et moyenne importance ? Pas forcément, à en croire une étude, réalisée par la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL) Pays-de-la-Loire, sur les impacts du e-commerce dans les centres-villes et centres-bourgs. Les choses sont en réalité bien plus complexes, comme le montre cette étude qui a le mérite d’associer un large travail documentaire à une instructive enquête de terrain.

UNE PRÉSENCE SOLIDE DANS LES TERRITOIRES

Premier constat : grâce à l’extension des réseaux haut-débit, le e-commerce est une réalité désormais bien ancrée dans les territoires, et pas seulement les plus peuplés. Pour preuve, « 60 % des e-commerçants français sont implantés dans des villes de moins de 20 000 habitants, contre 11,5 % seulement dans les grandes agglomérations », pointent les auteurs de l’étude. Bien souvent, les centres logistiques sont également situés hors des agglomérations. Quant aux consommateurs, ils sont presque aussi nombreux dans les zones rurales que dans les grandes villes à acheter en ligne. De ces différents points de vue, « l’e-commerce est générateur d’emplois et d’activités pour de nombreuses petites entreprises, dans les grandes agglomérations comme les petites villes », souligne l’étude.

Dans les villes rurales étudiées, où la vacance commerciale a tendance à s’accroître, à l’instar de nombreuses villes de taille petite et moyenne, c’est essentiellement la grande distribution périphérique qui est jugée responsable de l’érosion commerciale subie en centre-ville. Beaucoup moins le e-commerce. Du reste, de nombreux commerçants utilisent Internet. Beaucoup possèdent un compte Facebook, utilisé pour promouvoir leur activité. Peu en revanche, possèdent un site de vente en ligne, susceptible de générer un surplus de chiffre d’affaires.

DES OPPORTUNITÉS À DÉFRICHER

L’e-commerce représente également un vecteur d’activité potentiel pour les commerçants locaux, via la mise en place de drives commerçants, la diffusion de produits en circuits courts, et bien sûr l’activité de point-relais colis. Certes peu rémunératrice (250 € par mois en moyenne à raison de 0,30 € de commission par colis) et contraignante en termes de temps et de place, ce service est salué comme un moyen d’échanger avec la clientèle, de créer du lien social et du trafic sur le point de vente.

À ces multiples égards, l’e-commerce s’avère complémentaire du commerce physique. Mais encore trop peu utilisé par les commerçants traditionnels. Comme le souligne l’étude de la DREAL, il pourrait générer bien d’autres opportunités d’activités. À condition d’engager une véritable politique de développement numérique des territoires, notamment axée sur la formation des commerçants et l’élaboration de véritables stratégies territoriales en faveur de l’e-commerce.

Pour en savoir plus : DREAL Pays-de-la-Loire - Étude prospective sur la logistique du dernier kilomètre



© Thibault Bertrand - Uni-médias - décembre 2018

Article à caractère informatif et publicitaire.

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