Malheureusement, votre configuration de navigation actuelle ne vous permet pas de naviguer dans de bonnes conditions.
Vous ne pourrez pas profiter de toutes les fonctionnalités de notre site ni accéder à votre espace client.

Toute une banque pour vous Vous êtes une collectivité 
Nous contacter

Des maires bien décidés à se représenter

28/12/2019 - 2 min de lecture

Rubrique : Tendance

#Services publics #Décryptage #Vie locale

tout un mag pour vous

Des maires bien décidés à se représenter

La troisième étude sur l’état d’esprit des maires, réalisée par le centre de recherche sur la vie politique de Sciences Po Paris, Cevipof, en partenariat avec l’Association des maires de France (AMF), constate un changement par rapport l’année dernière. Les différences les plus fortes concernant l’intention des élus de se représenter ou non aux prochaines élections municipales de mars 2020.

Malgré des différences en fonction de la taille des communes, la majorité des maires se déclarent prêts à repartir au combat. Selon le Cevipof, s’agissant des communes de plus de 3 500 habitants, les maires sont en moyenne 70% à vouloir se représenter. En revanche 20% ne le désirent pas et 10% n’ont pas encore décidé. Pour les communes les plus petites, la situation est plus nuancée. « Les maires de cette strate sont partagés entre l’idée de ne pas se repartir (30%), se représenter (46%) et décider plus tard (24%) », note l’étude. Bien sûr, les variables liées à l’âge de l’élu et au nombre de mandats effectués ont également une incidence.

CHANGEMENT D’ESPRIT

L’année dernière, à la même époque, 49% des maires affirmaient ne pas vouloir se représenter. Un an plus tard, seuls 29% des maires sortants affirment qu’ils ne se représenteront pas. Mieux, 49% se déclarent aujourd’hui certains de conduire une liste lors des prochaines élections. Ce changement d’état d’esprit peut s’expliquer par plusieurs raisons. Le Cevipof l’attribue d’une part au changement de date. Plus l’échéance se rapproche, plus l’envie de se représenter augmente. Le changement de climat explique aussi une partie de l’évolution. Aujourd’hui 60% des maires considèrent que la situation de leur commune s’est améliorée au cours des cinq dernières années. Ils n’étaient que 45% à professer cette opinion en 2018. Ils sont même 90% à estimer que leur commune est en bonne santé financière (contre 80% l’an dernier). Le grand débat national a permis aux élus locaux de mieux exprimer leurs préoccupations. Et l’examen en cours du texte de loi engagement et proximité, même s’il ne satisfait pas totalement les élus, est un signe de la volonté de l’exécutif de répondre à certaines de leurs difficultés.

LES MALAISES

Toutes les causes d’inquiétudes n’ont pas disparues pour autant.
Ainsi, de nombreux maires estiment que leur mandat a entraîné un impact négatif sur leur vie familiale, tout particulièrement ceux des communes comprises entre 5 000 et 10 000 habitants. Enfin, la relation avec l’intercommunalité demeure une source de malaise pour une partie des maires. Ce sont ceux membres des très grandes intercommunalités (notamment celles dites XXL) qui expriment le plus de déception par rapport à leur rôle. À noter : lorsqu’ils décident de se représenter, 57% disent que cette décision est prise en concertation avec l’entourage politique ou familial, 31% déclarent avoir pris seul cette décision et 12% affirment qu’ils ont été convaincus par d’autres personnes.

POUR EN SAVOIR PLUS
Troisème enquête de l'Observatoire de la démocratie de proximité : Des maires plus combatifs à quatre mois des élections municipales ; AMF – Cevipof/Sciences Po, novembre 2019

 

© Philippe Houdart – Uni-Médias – Décembre 2019
Article à caractère informatif et publicitaire.