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Est-il intéressant de devenir point relais colis ?

25 oct
Activité

Octobre 2017

Le développement du e-commerce dope l’activité des messageries qui cherchent à étoffer leur réseau de dépositaires. Combien génère cette activité ? Quelles conditions faut-il remplir pour l’exercer ? Quelles contraintes impose-t-elle ? Réponses.

Pour les commerçants qui cherchent à développer leur activité, devenir dépositaire de colis semble une piste opportune. D’autant que les acteurs du secteur - Kiala, Mondial Relay, Pickup, Relais Colis, etc. - sont en permanence à l’affût de nouveaux partenaires pour étoffer leur réseau.

Cette activité présente plusieurs avantages. D’abord, elle est à la portée de tout le monde. Nul besoin de compétences particulières pour l’exercer. Ensuite, bien sûr, elle génère un revenu supplémentaire. Enfin, elle draine du trafic sur le point de vente. Pas inintéressant, dans un contexte où la vente en ligne a tendance à grignoter du chiffre d’affaires aux commerçants traditionnels.

Ne pas sous-estimer les contraintes

Pour autant, cette activité n’est pas dénuée de contraintes. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, elle peut rapidement s’avérer chronophage. Entre la réception des colis, leur enregistrement, leur entreposage, et leur remise au client, ce service peut mobiliser, à raison de quelques minutes à chaque fois, un temps précieux : jusqu’à 1 à 2 heures par jour pour quelques dizaines de paquets (quand il ne faut pas gérer en prime des destinataires impatients, voire mécontents de l’état de leur colis). Autant de temps, par conséquent, qui ne sera pas consacré à la clientèle habituelle du point de vente.

Sur un plan pratique, il faut aussi posséder un local qui se prête à l’entreposage des colis. Donc suffisamment grand pour les accueillir en plus du stock. Cela fait d’ailleurs partie des conditions posées pour intégrer un réseau. Tout comme le fait d’être situé sur un point de passage fréquenté (centre-ville, centre commercial, proximité d’une gare), facilement accessible en voiture, disposant de facilités de stationnement, et affichant une amplitude horaire suffisante pour accueillir les clients le matin, le soir et bien sûr le samedi.

Des perspectives de revenus limitées

En contrepartie de ce service, la rémunération offerte par les réseaux de messagerie s’échelonne entre 0,30 et 0,50 € HT par colis. Soit pour 20 paquets distribués quotidiennement, 5 jours par semaine, ce qui est une moyenne honorable, un chiffre d’affaires supplémentaire compris entre 126 et 210 € par mois. Une fois les charges retranchées, le reliquat est plutôt modeste.

Reste que cette activité permet à un commerçant qui ouvre boutique d’acquérir à moindre frais une visibilité supplémentaire et, pour tous, contribue à attirer une nouvelle clientèle profitant de l’occasion pour faire des emplettes sur place. Ce qui peut à terme, rendre l’opération plus lucrative.


© Thibault Bertrand - Uni-éditions - octobre 2017