Retour au site Crédit Agricole
Le blog des professionnels / FINANCES

Une sélection d’actualités générales, financières et sociales utiles pour les entrepreneurs.

Compléter ses revenus en dispensant des formations

03 fév
FINANCES

Février 2014

Les professionnels installés à leur compte possèdent une solide expertise dans leur domaine. Mettre ces connaissances à profit pour dispenser des formations peut constituer une source de revenus complémentaires.

Vous souhaitez développer votre chiffre d’affaires ? Vous êtes en mesure d’organiser votre emploi du temps de manière à bloquer quelques journées de temps à autre ? Pourquoi ne pas envisager de transmettre votre expérience à des salariés souhaitant apprendre un métier ou approfondir leurs connaissances ?
Malgré les réductions budgétaires à l’œuvre dans les entreprises, 69 % de leurs dirigeants considèrent la formation professionnelle comme une priorité, selon la dernière enquête de conjoncture nationale d’Opcalia (organisme paritaire collecteur agréé). Étant donné les tarifs auxquels peut prétendre un formateur expérimenté, cette option peut constituer un complément de revenus non négligeable, en marge de votre activité principale.

Une activité ouverte à tous

Presque tout le monde peut devenir formateur. De fait, il n’est pas nécessaire d’avoir exercé ce métier au préalable. Ni de justifier d’une qualification professionnelle particulière, sauf pour certaines activités réglementées. Ce qui compte, c’est l’expérience acquise dans sa sphère de compétence et les conseils que l’on peut prodiguer. Et, bien sûr, la capacité à transmettre ses connaissances aux autres : une condition qui demande un bon sens de la pédagogie, de l’écoute et du contact. Beaucoup de formateurs, d’ailleurs, ont un profil senior. Après avoir fait leurs armes sur le terrain, ils disposent de tous les atouts requis pour exercer dans ce domaine.

Plusieurs statuts possibles

Il est possible d’exercer une activité de formation sous plusieurs statuts. À commencer par celui de formateur salarié. Néanmoins, cette option est généralement réservée à ceux qui en font leur activité principale. Pour leur part, les professionnels ont plutôt intérêt à exercer à leur compte et facturer cette prestation dans le cadre de leur entreprise.
Il est aussi possible d’être formateur en portage salarial, indépendamment de son activité principale. Si cette option peut simplifier le démarrage de l’activité, elle n’est toutefois guère avantageuse financièrement.
Selon les cas, on pourra se positionner comme prestataire sous-traitant pour le compte d’un organisme de formation extérieur, ou bien proposer ses services en direct aux entreprises et aux professionnels. Financièrement parlant, la première option est moins intéressante, mais elle dispense le formateur de devoir trouver sa clientèle. Si l’on a un bon carnet d’adresses, on aura plutôt intérêt à proposer ses services sans passer par un intermédiaire.

Les obligations administratives

Sauf à être salarié d’un organisme de formation, toute personne exerçant une activité de formation doit déclarer cette activité auprès de la Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi). Pour effectuer cette formalité, il faut attendre d’avoir trouvé son premier client. En effet, cette démarche nécessite de produire, entre autres documents, une convention ou un contrat de formation. Une fois ce prérequis rempli, on dispose alors de trois mois pour se déclarer.
Par la suite, une fois cette déclaration effectuée, le formateur indépendant doit fournir, une fois par an, à la Direccte, un rapport pédagogique et financier récapitulant son volume d’activité et sa situation financière. Ceci afin de contrôler la bonne utilisation des fonds alloués à la formation.

Pour en savoir plus :
Direccte – Guide pratique des organismes de formation


© Uni-éditions – MIG – novembre 2013