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Le boom des Maisons de Santé Pluriprofessionnelles (MSP) et des Communautés Professionnelles Territoriales de Santé (CPTS)

22/04/2022 - 2 min de lecture

Rubrique : Tendances

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Le boom des Maisons de Santé Pluriprofessionnelles (MSP) et des Communautés Professionnelles Territoriales de Santé (CPTS)

Le rythme de création de nouvelles Maisons de Santé Pluriprofessionnelles (MSP) et autres Communauté Professionnelle Territoriale de Santé (CPTS) s’est sensiblement accéléré. De bonne augure pour lutter contre la désertification médicale, aujourd’hui devenue un enjeu majeur de santé publique.

L’accessibilité aux soins des Français est de plus en plus menacée par l’existence de « déserts médicaux », ces espaces caractérisés par le manque de soignants. Aujourd’hui, près de 12 % des Français – soit quelque sept millions de personnes – doivent faire des dizaines de kilomètres pour trouver un médecin. Si rien ne change, ils pourraient être 20 millions de plus d'ici à 2027. Soit, au total, 27 millions de personnes privées d'un accès simple à un généraliste1.

Pour éviter d’en arriver là, l’État a lancé en 2018 « Ma santé 2022 », un ensemble de mesures visant à transformer en profondeur notre système de santé. Objectif annoncé : donner la possibilité à chaque Français d’être soigné tous les jours de la semaine, jusqu’en soirée et le samedi matin. Et ce sans devoir passer par l’hôpital. Ou comment mieux organiser l'offre de soins afin d’agir contre les déserts médicaux.

 

    À lire également : Renouvellement des médecins, déserts médicaux : quelles solutions ?

 

CPTS ET MSP, DES STRUCTURES QUI CONTRIBUENT À LA PRÉSERVATION DE LA SANTÉ PUBLIQUE

L’une des principales mesures mises en place fut la création de Communautés Professionnelles Territoriales de Santé (CPTS), des collectifs d’acteurs de santé de premier et second recours. Il peut s’agir de professionnels de santé de ville, libéraux ou salariés, d’établissements de santé, d’acteurs de la prévention ou de la promotion de la santé, d’établissements et/ou de services médico-sociaux qui, tous, souhaitent se coordonner sur un territoire pour répondre à une ou plusieurs problématiques en matière de santé identifiées. Objectif : fluidifier le parcours de soins des patients.

Fin 2020, on dénombrait 123 CPTS opérationnelles2 contre 233 en février 20223 (30% de la population est concernée). Dans le même temps, la Fédération nationale des CPTS recense 650 à 700 projets en cours de préparation.

En parallèle de la création de CPTS, l’État a souhaité favoriser la mise en place de Maisons de Santé Pluriprofessionnelles (MSP). Introduites en 2007 dans le code de la santé publique, elles regroupent plusieurs professionnels de santé dans des locaux communs et sont constituées d’au moins deux médecins généralistes et d’un paramédical. Leur particularité ? Ses membres partagent un projet de soin mis en œuvre de manière coordonnées par chacun. C’est ce qui les distingue des simples cabinets de groupe.

Au 31 décembre 2021, l’État recensait 2 018 maisons de santé en France (soit 984 de plus qu’en 2017)4 et environ 350 projets en cours de développement.

 

    À lire également : Qu’est-ce qu’une maison de santé pluriprofessionnelle ? quelles différences avec une CPTS ?

 

CPTS ET MSP : QUELS AVANTAGES POUR LES PATIENTS, POUR LES PROFESSIONNELS DE SANTÉ, POUR LES TERRITOIRES ?

Les CPTS, parce qu’elles favorisent l’installation de professionnels de santé, permettent une meilleure répartition de l’offre de soins sur un territoire. Dès lors, les patients bénéficient d’un parcours de santé fluidifié et amélioré.

De leur côté, les professionnels de santé qui rejoignent une CPTS voient leurs conditions d’exercice améliorées. Surtout, ces structures leur permettent de gagner du temps médical et de lutter contre l’isolement et l’épuisement professionnel.

Enfin, pour les territoires qui les accueillent, les CPTS sont une réponse à la lutte contre les déserts médicaux puisqu’elles renforcent la dynamique des soins de ville et la fluidité du lien ville-hôpital (ambulatoire, continuum de soins, etc.). Sans compter qu’elles améliorent l’attractivité des zones dans lesquelles elles s’implantent.

De leur côté, les MSP facilitent les échanges entre professionnels de santé et améliorent le parcours de soin.

Elles favorisent également une organisation plus souple du travail ainsi qu’une une mutualisation des moyens. Enfin, elles permettent de rompre avec la solitude du soignant grâce à une équipe pluriprofessionnelle et offrent aux professionnels qui les rejoignent une meilleure intégration dans l’écosystème de santé local.

Grâce à ces avantages, aussi bien pour les professionnels de santé que pour les patients et les territoires qui les accueillent, les CPTS et les MSP sont de plus en plus plébiscitées. Sans compter que de nombreuses aides financières mises à disposition par les Agences Régionales de Santé (ARS), les collectivités territoriales mais aussi la CPAM sont disponibles pour leur création.

 

    À lire également : Professionnels de santé : pourquoi choisir l’exercice coordonné des soins en MSP et en CPTS ?

 

1 Étude IQVIA France pour L’Express, 3 avril 2022.
2 Source : Entr’Actes
3 Source : Egora, 7 mars 2022.
4 Source : Gouvernement.

 

© Uni-médias – Avril 2022
Article à caractère informatif et publicitaire.
Les informations présentes dans cet article sont données à titre purement indicatif et n’engagent pas la responsabilité du Crédit Agricole ; elles n’ont en aucun cas vocation à se substituer aux connaissances et compétences du lecteur. Il est vivement recommandé de solliciter les conseils d’un professionnel.

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