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Circuits courts, ou comment consommer responsable et local

05/05/2021 - 3 min de lecture

#Développement durable et énergie #Vie locale

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Circuits courts, ou comment consommer responsable et local

Jamais les consommateurs n’avaient autant plébiscité l’achat de produits locaux sans intermédiaire. On vous dit tout sur les circuits courts, cette nouvelle économie circulaire et solidaire.

Et si, peu à peu, nous étions en train de devenir locavores ? Ce terme, qui vient de « Loca » (local) et « vore » (du latin « vorare », manger), désigne des personnes ne consommant que de la nourriture produite dans un rayon allant de 100 à 250 kilomètres maximum autour de leur domicile.

Une tendance qui, si elle a pris de l’ampleur suite aux restrictions de circulation liées au premier confinement, au printemps 2020, était déjà bien ancré chez beaucoup d’entre nous : évalué par l'Insee à 10% en 2010, le poids économique des circuits courts est aujourd’hui en passe de franchir le cap des 20%1. Selon certains spécialistes, il pourrait même atteindre les 30% d’ici 20252.

CONCRÈTEMENT, C’EST QUOI UN CIRCUIT COURT ?

On parle de circuit court pour toute vente reposant sur un intermédiaire maximum entre le producteur et le consommateur final. En d’autres termes, les ventes à la ferme, les magasins ou les coopératives de producteurs ou encore les AMAP, des associations de consommateurs et de producteurs qui permettent aux premiers de se faire approvisionner toute l’année par les seconds en produits de saison, bios et locaux, sont des circuits-courts.

L’Institut national de la recherche agronomique (Inra) nuance quelque peu cette définition en tolérant la présence de deux intermédiaires entre le producteur et le consommateur final. À une condition toutefois : qu’il existe une proximité géographique (moins de 160 kilomètres maximum) entre le producteur et le consommateur.

COMMENT EXPLIQUER LE SUCCÈS DES CIRCUITS COURTS ?

Qui, aujourd’hui, ne souhaite pas savoir d'où vient ce qu'il mange ? En se fournissant par le biais de circuits courts, les consommateurs ont la certitude se savoir ce qu’ils mettent dans leur assiette.

Surtout, en s’adressant directement aux producteurs, ils sont assurés d’avoir des produits de saison ET de qualité, tout en participant à une économie solidaire et responsable. En clair, que ce soit via les ventes à la ferme, les magasins et les coopératives de producteurs ou encore les AMAP, ils auront la garantie de payer le prix le plus juste pour les producteurs.

LE PRIX DES PRODUITS EN CIRCUIT COURT, PLUS CHER OU MOINS CHER ?

Proposer un produit à la vente directe implique pour le producteur différentes opérations : gestion des commandes, tri, calibrage, emballage, accueil des clients à la ferme, transport des produits vers les lieux de distribution (Amap, coopératives, marchés) ... Autant de tâches qui ont un coût.

Le prix de chaque produit devant également permettre de couvrir les frais, les investissements et les salaires des employés éventuels.

Si un produit devait afficher un prix plus élevé qu’un produit proposé via un autre circuit de distribution, c’est qu’à la différence des magasins, capables de commander des quantités très importantes (et donc de négocier des prix plus bas et/ou d’absorber certains coûts), un producteur ne peut produire plus que ce que ses terres lui permettent.

Autre facteur qui entre en compte dans l’explication des tarifs en circuit court. La moitié des 50 000 agriculteurs bio pratiquent la vente directe à la ferme en circuit court3. Or, d’après une étude Nielsen de 20204, « le prix moyen affiché en bio est 75% supérieur à celui en conventionnel ». À relativiser avec certaines catégories de produits qui présentent des prix inférieurs en bio (desserts végétaux, produits diététiques, légumes et fruits frais, crus, lavés, épluchés et coupés)5.

Ce surcoût de la production bio peut s’expliquer notamment par des rendements moins élevés en général, par des techniques de culture et d’élevage non intensives et par le coût de la certification bio.

Voilà pourquoi il arrive parfois qu’un produit vendu en direct soit plus cher. Mais au final, il est vendu au prix juste. Ce qui permettra au producteur de s’assurer une rentabilité raisonnable et raisonnée et au consommateur d’avoir accès à des produis frais et de qualité. Pour rappel, afin de comparer au mieux un prix il faut l’effectuer sur 2 produits égaux : une même variété, cultivé selon un même mode de production, dans une région équivalente.

Enfin, il est utile de rappeler qu’au-delà de la question du prix, la consommation de produits locaux et de saison est devenue un « acte militant » pour près de 6 Français sur 106.

LES CIRCUITS COURTS, MODE PASSAGÈRE OU TENDANCE DURABLE ?

Selon L'Observatoire des Nouvelles Consommations7, 71% des Français prennent en compte le fait qu’un produit soit fabriqué – ou non – dans leur région au moment de l’achat. De manière plus globale, l’origine géographique d’une denrée est « très ou assez préoccupante » pour 78% d’’entre eux.

Cette recherche du « produit localement » est motivée par deux éléments principaux : 28% des Français souhaitent « favoriser l’économie et l’emploi là où ils habitent » et 25% veulent « être rassurés sur l’origine des produits et savoir précisément d’où ils viennent » (25%).

Enfin, et surtout, 97% de la population estiment que l’achat d’articles produits localement « aide les producteurs locaux ». Un élément qui démontre que les circuits courts ont de beaux jours devant eux.

 

1 La Voix Du Nord, 25/02/2021.
2 Ouest France, 15/06/2020.
3 Étude Spirit Insight pour l’Agence BIO - 2021
4 Linéaires – Nielsen - 2020
5 Linéaires – Nielsen - 2020
6 18e baromètre de consommation et perception des produits biologiques en France réalisé par Spirit Insight pour l’Agence BIO - 2021
7 https://www.ipsos.com/fr-fr/lobservatoire-des-nouvelles-consommations

 

© Uni-médias – Avril 2021
Article à caractère informatif et publicitaire.

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