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La compétitivité de la France en souffrance

Une étude de FranceAgriMer décrypte, filière par filière, les atteintes à la compétitivité de la ferme et de l’usine agroalimentaire France. Après le diagnostic, restent à trouver et à appliquer les remèdes.

Au cours de la décennie écoulée, le solde commercial agroalimentaire de la France a fondu de moitié, pour s’établir à 6,1 milliards d’euros en 2020. Au cours de la seule année 2020, il a chuté de 18,2%.

Quatre filières maintiennent d’importants excédents commerciaux :

  • les grains (+6,2 milliards d'euros),
  • les produits laitiers (+2,9 milliards d'euros),
  • les animaux vifs (+1,7 milliard d'euros) 
  • et le sucre (+0,7 milliard d'euros). 

Dans le secteur des produits laitiers, où la France dispose de positions solidement établies, la valeur des importations a été multipliée par deux entre 2005 et 2017, sous l’effet de l’augmentation des importations de fromages et de beurre. Dans le secteur du végétal, près d’un fruit et légume sur deux consommés en France est aujourd’hui importé. Le taux d’importation de légumes s’élevait en 2016 à 32% contre 19% en 2000, et celui des fruits à 71% contre 56% en 2000. Dans le secteur animal, les importations représentent 34% de la consommation intérieure de volailles en 2017 alors qu’elle ne comptait que pour 13% en 2000. La France importe l’équivalent de 25% de sa consommation de porc, le solde commercial ayant basculé dans le rouge à compter de 2013.

LES ÉLÉMENTS DE DIAGNOSTIC

Sous l’égide de FranceAgriMer, les représentants des filières et des ministères concernés ont décrypté les causes de cette perte de compétitivité. Il en ressort les éléments les plus saillants suivants :

  • surcoût des intrants, surcoût du travail, 
  • croissance tendancielle des charges de mécanisation, 
  • taux d’endettement des fermes françaises beaucoup plus élevé que la moyenne européenne, 
  • entraves aux autorisations environnementales, 
  • sous-investissement industriel, manque d’usines de transformation, 
  • insuffisances logistiques, inadéquation entre l’offre et la demande, 
  • défauts d’harmonisation des règles européennes, 
  • propension à la sur-réglementation et à la sur-transposition, 
  • barrières non tarifaires, concurrence déloyale, 
  • origine France insuffisamment mise en avant, 
  • pression sociétale, 
  • image dégradée des métiers, 
  • problèmes de renouvellement des générations, 
  • manque de financement de la recherche...

CONCURRENCE INTRA-EUROPÉENNE

Selon un rapport de la commission des affaires économiques du Sénat, publié en 2019, la France importe l’équivalent de 20% de ses besoins alimentaires alors qu’elle demeure, et de loin, la plus grande puissance agricole de l’Union européenne (UE), loin devant l’Allemagne et l’Italie. Toujours selon ce même rapport, au train où vont les choses, la France pourrait, en 2023, enregistrer le premier déficit commercial de son histoire récente dans le secteur agroalimentaire, y compris en intégrant les vins et spiritueux, grâce auxquels la balance est encore excédentaire. Contrairement à une idée répandue, ce n’est pas les échanges avec les pays tiers qui plombent la balance commerciale mais majoritairement les échanges intra-européens. Au cours de la décennie écoulée, la France a abandonné 22% de part de marché à l’export quand les 26 autres membres n’en ont perdu que 5%. Le diagnostic étant posé, reste à esquisser la contre-offensive.

BON À SAVOIR

18,2%, c’est la baisse de l’excédent agricole et agroalimentaire de la France (6,1 milliards d’euros) enregistré entre 2019 et 2020.

© Raphaël Lecocq – Uni-médias - Octobre 2021
Article à caractère informatif et publicitaire.

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