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Sortie du glyphosate : le calendrier se précise

16/01/2020 - 2 min de lecture

Rubrique : Tendances

#Décryptage

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Sortie du glyphosate : le calendrier se précise

Le gouvernement maintient le cap d’une sortie du glyphosate au 1er janvier 2021, pour la majorité des usages. Reste à déterminer les situations qui bénéficieront d’une exception : le gouvernement a demandé à l’Agence de sécurité sanitaire (Anses) de rendre ses conclusions d’ici fin juin.

"Nous avons demandé à l’Anses de nous préciser les AMM [autorisations de mise sur le marché, NDRL] d’ici fin juin", a fait savoir le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume lors de son audition devant la mission parlementaire d’information commune sur la sortie du glyphosate le 9 janvier. Autrement dit, l’Anses devrait annoncer, d’ici fin juin 2020, quels seront les produits à base de glyphosate qui pourront toujours être utilisés en France (et pour quels usages) et quels produits seront retirés du marché en 2021. Le ministre accélère donc le calendrier de six mois, puisque l’Anses avait prévu de rendre ses conclusions d’ici le 31 décembre 2020.

Dans son rapport du 12 novembre 2019, la mission parlementaire d’information commune sur la sortie du glyphosate, dirigée par les députés Jean-Luc Fugit (LREM) et Jean Baptiste Moreau (LREM), alertait sur les délais prévus avant l’interdiction du glyphosate. “On ne peut attendre l’échéance du 1er janvier 2021 pour que les exploitants français sachent s’ils sont soumis à un arrêt immédiat de leur usage du glyphosate ou s’ils peuvent bénéficier d’un délai au regard de leur situation pédoclimatique, des cultures mises en œuvre ou des difficultés techniques objectives auxquelles ils sont confrontés”, était-il précisé dans le rapport.

SITUATIONS BLOQUANTES

En appui avec l’Inra, l’Anses procède depuis de nombreux mois à une évaluation comparative des produits à base de glyphosate, afin de déterminer si les alternatives existent et si celles-ci n’engendrent pas de risque économique ou environnemental majeur. À ce jour, plusieurs situations bloquantes ont déjà été mises en lumières, parmi lesquelles les terrains de vignes et vergers en forte pente, les parcelles menées en agriculture de conservation, ou encore la gestion des adventices invasives ou toxiques comme l’ambroisie ou le datura.

La liste des usages pour lesquels le glyphosate sera toujours autorisé en 2021 est donc attendue avec impatience par les agriculteurs. Lors de son audition, le ministre de l’Agriculture n’a pas indiqué quel type d’accompagnement serait prévu pour ces situations. Rappelons que l’autorisation du glyphosate en Union européenne court pour l’instant jusqu’à fin 2022. “Si on veut que l’Europe interdise le glyphosate en 2023 -et c’est ce que je souhaite-, il faut que nous soyons capables de faire la démonstration que ça marche et qu’il y a des alternatives”, a argué le ministre.

 

Publié par Adèle Magnard

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© Pleinchamp – Janvier 2020
Article à caractère informatif et publicitaire.