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Un projet territorial d’abattage à la ferme

20/10/2020 - 2 min de lecture

Rubrique : Tendances

#Décryptage #Gestion #Innovation

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Un projet territorial d’abattage à la ferme

Porté par l’association Abattage des animaux sur leur lieu de vie (AALVie), le projet repose sur l’investissement dans des caissons mobiles et dans deux unités fixes de mise en carcasse. Son aire d’influence s’étendrait à quatre départements de l’Ouest.

L’abattage à la ferme en grand, mais pas en masse : tel pourrait être le credo d’abattage à la ferme porté par l’association Abattage des animaux sur leur lieu de vie (AALVie) et par 150 éleveurs de Loire-Atlantique et de Vendée, avec le soutien du Groupement des agriculteurs biologiques de Loire-Atlantique. En grand parce que le projet est de nature à couvrir une zone géographiques large, et donc à rallier potentiellement de nombreux éleveurs pour en faire une alternative significative à l’abattage traditionnel. Pas en masse car toutes les vertus de l’abattage à la ferme seront bien entendu capitalisées, à savoir : pas de transport, pas de transit en centre de collecte, pas de mélange, pas de rupture de groupe social, pas d’attente, pas de manipulations intempestives, pas d’oppression, pas de bruits, pas d’odeurs anxiogènes, pas de blessures, pas de souffrances, pas de stress, pas d’opacité.

60 CAISSONS, 2 UNITÉS FIXES, 4 DÉPARTEMENTS VISÉS

Le projet repose sur la mise en œuvre de caissons mobiles, au sein desquels sont réalisés les deux premières étapes de l’abattage, à savoir l’étourdissement et la saignée. Dans les deux heures suivantes, les animaux doivent être pris en charge par des unités de mise en carcasse. C’est pourquoi le projet prévoit la construction de deux de ces unités au Nord et au Sud du département de Loire-Atlantique. Le déploiement de vingt caissons mobiles permettra de rayonner 60km autour de chacune des deux unités de mise en carcasse, ce qui couvrira la quasi-totalité du département de la Loire-Atlantique, le Nord de la Vendée, le Sud-Est du Morbihan et le Sud-Ouest de l’Ille-et-Vilaine. L’association prévoit de faire fabriquer les caissons mobiles par une entreprise de la région. La Région Pays de la Loire, le département de la Loire-Atlantique et la communauté d’agglomérations de Nantes Métropole ont apporté́ leur soutien à la démarche de l’AALVie qui, outre le bien-être animal, a pour objectif de créer une filière courte d’approvisionnement en viande locale, apportant ainsi aux consommateurs une garantie de traçabilité.

CROWDFUNDING

L’AALVie a lancé cet été une campagne de crowdfunding (financement participatif) jamais initiée pour un projet agricole, s’élevant à 7 millions d’euros. Ainsi 300 000€ seront destinés à la structuration (juridique, financière…) du projet et 700 000€ à l’investissement dans les deux unités fixes.

En Bourgogne, où une initiative un peu différente dans la forme mais en tout point comparable dans l’esprit, vient de relever le pari en levant 250 000€ sur le site Miimosa, dédié au financement participatif en agriculture.

Selon la Fédération Nationale d'Agriculture Biologique (Fnab), l’abattage à la ferme progresse dans plusieurs pays européens comme l’Allemagne et la Suède et vient d’être autorisé en Suisse.
 

© Raphaël Lecocq – Uni-Médias – Octobre 2020
Article à caractère informatif et publicitaire.