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Vers un affichage environnemental des produits alimentaires

09/06/2021 - 2 min de lecture

Rubrique : Tendances

#Gestion #Innovation

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Vers un affichage environnemental des produits alimentaires

Après le Nutri-score, l’affichage environnemental pourrait s’inviter sur les produits alimentaires, à la faveur de la loi climat et résilience. Des expérimentations sont en cours.

L’affichage environnemental des produits alimentaires est déjà une réalité. Plusieurs applications mobiles permettent en effet d’indiquer l’Éco-score de la plupart des aliments que nous consommons. À l’instar du Nutri-score, jaugeant la qualité nutritionnelle, institué par la loi de santé 2016 mais à usage facultatif, l’Éco-Score discrimine les aliments en cinq classes et codes couleurs (A à E, vert à rouge). Il repose sur une base de données officielle, à savoir Agribalyse, mise au point par l’Agence de la transition écologique (Ademe) et l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae). La base recense plus de 2 500 produits agricoles bruts et transformés prêts à être consommés. Elle permet d’évaluer l’impact environnemental d’un produit alimentaire du champ à l’assiette sur la base de 16 indicateurs (émissions de gaz à effet de serre, biodiversité...).

UNE MÉTHODOLOGIE IMPARFAITE

L’apparition de l’Éco-score avait déclenché une levée de boucliers auprès de plusieurs organisations agricoles, dont celles liées à l’agriculture biologique. La raison en était que la méthodologie retenue par Agribalyse, à savoir l’Analyse du cycle de vie (ACV), ne prenait pas en compte les externalités positives des systèmes de production les plus vertueux (infrastructures agroécologiques, biodiversité, stockage de carbone...) tout en faisant l’impasse sur les impacts négatifs des systèmes les plus critiques (pesticides, antibiotiques, effondrement de la biodiversité, qualités des sols...). L’ACV ignorerait les effets de seuils et de saturation locaux, notamment le dépassement de la capacité d’un écosystème à absorber des pollutions concentrées à l’échelle d’un territoire. En outre, l’ACV privilégierait les systèmes d’agriculture intensive qui génèrent des rendements plus élevés et pénaliseraient les systèmes extensifs, bio, et les territoires à faible potentiel productif.

EXPÉRIMENTATIONS EN COURS

Avant d’envisager le déploiement de l’affichage environnemental, les pouvoir publics ont posé les bases d’un dispositif expérimental, consigné dans la loi relative à la lutte contre le gaspillage et l’économie circulaire (Agec), adoptée en février 2020 et reprise à son compte dans le projet de loi climat et résilience. Lancée au deuxième trimestre 2020 et pour une durée de dix-huit mois, l’expérimentation a suscité l’adhésion de vingt acteurs des secteurs alimentaire et numérique, et de la société civile. L’objectif est de proposer, à l’issue des expérimentations, un dispositif opérationnel, donnant une information objective, fiable, aisément contrôlable et compréhensible par le consommateur. L’expérimentation sera suivie d’un bilan transmis au Parlement à l’automne 2021, comprenant une étude de faisabilité́ et une évaluation socio-économique des dispositifs. À l’issue de cette expérimentation, des recommandations pourront être proposées pour mieux encadrer et harmoniser l’information environnementale dans le secteur alimentaire.

BON À SAVOIR

2 500, c’est le nombre de produits alimentaires jaugés sur leur empreinte carbone par la base de données Agribalyse.

© Raphaël Lecocq – Uni-médias - Mai 2021
Article à caractère informatif et publicitaire.

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