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Stockage de l’eau : deux points de vue sur la "résilience" de l’agriculture

16/09/2019 - 2 min de lecture

Rubrique : Tendances

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Stockage de l’eau : deux points de vue sur la "résilience" de l’agriculture

Après les promesses du gouvernement en matière de stockage de l’eau, la FNSEA, les Chambres d’Agriculture et Irrigants de France demandent le passage à l’acte. A contrario, la Confédération paysanne alerte sur l’assèchement des réservoirs naturels.

Le ministre de l’Agriculture l’a rappelé le 29 août dernier : une « instruction arbitrée par le Premier ministre » a été obtenue afin de pouvoir « à nouveau faire des retenues d’eau » en France. Un objectif de création de 60 retenues d’ici à 2022 a été annoncé. « L’agriculture sera résiliente si elle est irriguée », avait défendu Didier Guillaume sur le plateau de CNews.

Une position saluée par la FNSEA, qui demande maintenant un passage à l’acte. « Nous attendons la mise en œuvre dès maintenant de la nouvelle instruction sur les projets de territoire pour la gestion de l’eau », a indiqué le syndicat majoritaire dans un communiqué le 30 août, signé conjointement avec les Chambres d’Agriculture et Irrigants de France. « La mise en place de retenues permet de mobiliser l’eau des pluies abondantes pour l’utiliser en période de sécheresse, et contribue à lutter contre les incendies, abaisser les températures, préserver la biodiversité et maintenir une agriculture résiliente », ont revendiqué les organisations.

Mais, pour faire face à la sécheresse, le stockage de l’eau n’est pas la solution préconisée par tout le monde. Réagissant également aux propos du ministre, la Confédération paysanne revendique une position diamétralement opposée. « L'eau qui tombe du ciel vient nourrir un stockage naturel qu'il convient de préserver au maximum » dans les nappes et les cours d’eau, affirme le syndicat dans un communiqué publié le 2 septembre. « D’autant plus que l'agriculture industrielle a asséché ce système hydraulique », poursuit la Conf’.

« La résilience de l'agriculture se joue dans sa capacité à mettre en œuvre des pratiques permettant d'économiser l'eau, de la répartir et de recréer des espaces naturels de stockage de l'eau, en particulier dans les sols », revendique le syndicat. Au fait, qu’est-ce que la résilience ? « La résistance aux chocs d'un matériau », nous dit le Larousse. En matière de stockage de l'eau, les points de vue divergent sur la manière de parer les chocs auxquels est confrontée l'agriculture.

Publié par Adèle Magnard.

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© Pleinchamp - Août 2019

Article à caractère informatif et publicitaire.