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Comment assurer la bonne gestion et la liquidité de vos fonds ?

23/11/2020 - 2 min de lecture

#Décryptage #Diversification du patrimoine

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Comment assurer la bonne gestion et la liquidité de vos fonds ?

Fonds suspendus, rachats non honorés… Vincent Mortier, Directeur adjoint des gestions d’Amundi, nous explique les processus mis en place pour garantir la valorisation quotidienne des fonds proposés à nos clients, notamment patrimoniaux.

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L’intérêt d’investir dans un OPC (Organisme de Placement Collectif) est de confier votre épargne à un professionnel dont l’objectif est d’optimiser le couple rendement/risque.

Pour cela, « tous nos OPC destinés aux clients particuliers ont un processus d’investissement qui cadre tous les paramètres des instruments financiers et de risque utiles à leur gestion, indique Vincent Mortier. Ils sont définis en amont et validés en comité de risque avec un suivi en temps réel ».

Ce cadrage concerne les actions, les obligations, mais aussi les produits dérivés (option d’achat/vente, assurance en cas de défaut d’un émetteur…) dans la mesure où ils peuvent créer un effet de levier (effet multiplicateur à la hausse comme à la baisse), et donc un risque potentiel pour l’investisseur. Ces produits sont alors principalement utilisés dans des stratégies de couverture de risque.

De même, « ne sont présents dans nos fonds que des titres que nous comprenons, pour lesquels nous faisons notre propre valorisation et dont l’émetteur est suivi par nos équipes de recherche », ajoute Vincent Mortier.

L’IMPORTANCE DE LA LIQUIDITÉ

Mais comment s’assurer que les titres d’un fonds soient liquides, c’est-à-dire qu’ils puissent être achetés ou vendus à tout moment ? « Un actif peut l’être à un instant T et ne plus l’être en cas de crise », rappelle Vincent Mortier.

Des stress tests (tests de résistance) de liquidité sont alors réalisés. Cela consiste à garantir que les fonds peuvent faire face à des demandes de rachats massifs même dans des scénarios de marché dégradés (krach boursier, hausse des taux…). « Chaque ligne de nos fonds se voit assigner une liquidité, c’est-à-dire le délai nécessaire pour la céder, précise l’expert. Nous savons, par exemple, quel pourcentage du fonds peut être vendu en une semaine ».

Au regard du type d’OPC, des limites en termes de durée de liquidation sont fixées ainsi qu’en fonction du nombre d’épargnants détenant le fonds. Moins ils sont nombreux, plus le fonds est fragilisé en cas de rachats massifs. « Durant la forte correction des marchés au printemps 2020, nous avons toujours été en mesure de servir tous les rachats, preuve de la bonne liquidité de nos fonds », se félicite Vincent Mortier.

RESPONSABILITÉ

Des actifs illiquides (dette privée, private equity…), notamment pour des raisons de rendement, peuvent être présents dans les portefeuilles, mais de manière encadrée et accessoire. Car plus il y en a, plus le risque pour le porteur augmente. Avec, comme possible conséquence, la suspension du fonds sur demande du régulateur ou de la société de gestion. Un fonds peut être gelé en cas de doutes sur la valeur des actifs.

De même, sa valeur liquidative (prix du fonds) peut être bloquée lorsque le gérant ne peut pas vendre suffisamment d’actifs pour honorer des rachats importants, quand les conditions de marché sont telles qu’il n’est pas dans l’intérêt des porteurs de vendre… Ce sont donc des mesures de protection et une indication d’un problème sous-jacent.

Quoi qu’il en soit, cela reste une mauvaise nouvelle à la fois pour la société de gestion (image ternie, relation de confiance entachée…) et aussi pour les investisseurs. Ils sont contraints, n’ayant plus la main sur leur épargne, avec en toile de fond, un possible risque de perte en capital et de blocage définitif du fonds. Or pour Vincent Mortier, « il est de notre responsabilité de toujours pouvoir honorer un rachat et valoriser l’actif d’un fonds à valeur liquidative quotidienne. C’est la base de notre métier et un engagement pris envers nos clients ».


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© Magazine Regards partagés Crédit Agricole Banque Privée – Edit 360 – Novembre 2020
Article à caractère informatif et publicitaire.