Comment choisir sa complémentaire santé ?

Interview de Allison Pavlovic, du service protection de la personne et des familles.

Avril 2014

« Choisir une complémentaire santé souple et adaptée à ses besoins »

Est-il facile de souscrire une assurance santé ?

A.P - Oui, aucun formalisme particulier n’est requis. Il est très rare d’avoir à remplir un questionnaire médical. Mais Il faut veiller à souscrire avant d’avoir atteint la limite d’âge, de 70 ans pour la plupart des contrats. Et bien sûr, si l’on est déjà assuré ailleurs, il est sage de résilier d’abord l’ancienne assurance, à la date anniversaire du contrat.

Comment trouver une bonne complémentaire santé ?

A.P - Une bonne assurance santé est celle qui s’adapte aux besoins de ceux qu’elle protège. L’idéal est donc d’abord de faire le point sur sa consommation médicale. Les soins dentaires ou optiques sont-ils importants ? En cas d’hospitalisation, ira-t-on sans doute à l’hôpital ou plutôt dans une clinique plus proche, mais plus chère ? Cela donne une indication sur le niveau de remboursement optimal pour chaque poste. Ensuite, c’est une question de budget car bien sûr, plus les garanties sont étoffées, plus la prime est élevée.

Les services ne comptent-ils pas aussi ?

A.P - Ils sont très importants, et on ne s’en aperçoit souvent qu’après. Avoir accès à un service capable d’évaluer le devis d’un opticien ou d’un dentiste en 48 heures, pour pouvoir soi-même réagir vite, est par exemple très appréciable. La souplesse compte aussi. Un client peut s’apercevoir que le niveau de remboursement choisi au départ est insuffisant quand s’annoncent des soins dentaires imprévus et onéreux. Dans ce cas, avoir la liberté de passer –avec effet immédiat- à une garantie plus forte est un vrai soulagement. Pourtant, peu d’assureurs le proposent sans délais de carence. De même, face à une lourde dépense en dentaire ou en optique, ne pas être obligé d’avancer seul la totalité de la somme est important. Mais peu de contrats proposent vraiment le tiers payant hors de la pharmacie ou des avances en cas de nécessité.

Qu’est ce qui change pour la complémentaire santé à la retraite ?

A.P - Un salarié bénéficie souvent d’une complémentaire santé via son entreprise, qui paie pour lui tout ou partie de la prime. Une fois à la retraite, il peut garder le même contrat, mais le tarif, alors calculé en fonction de son âge, sera majoré de 50% maximum. De plus, la prime sera entièrement à sa charge –car l’employeur ne participe plus- et donc souvent hors budget. D’où l’intérêt de chercher un autre contrat, adapté à ses besoins personnels et dont le coût sera supportable. Une fois ce contrat souscrit, l’assureur ne pourra plus le résilier (si la prime est payée bien sûr), quelle que soit l’évolution de la consommation médicale de l’assuré.

Quels critères font évoluer le coût d’une assurance santé ?

A.P – Le coût évolue en fonction de l’âge, d’abord, car avec lui, la consommation médicale de l’assuré s’alourdit, et la prime en tient compte. Les tarifs peuvent également évoluer en ligne avec l’augmentation du coût des soins et des remboursements financés par les complémentaires santé.

Complémentaire santé, en a-t-on besoin quand on est jeune ?

A.P - Les jeunes ont moins de soucis de santé que les personnes plus âgées. Mais ils ne sont pas à l’abri d’un accident. Il existe des contrats adaptés à leurs mini-budgets, mais qui les protègent quand même bien en cas d’hospitalisation, le risque le plus lourd financièrement pour eux. A noter, ces contrats s’adressent aussi bien aux étudiants qu’aux jeunes actifs.

© Uni éditions – MIG – février 2014