Fraude ou fausse déclaration non intentionnelle à l'assurance auto : quels risques et conséquences ?

17/09/2026 - 2 min de lecture

Rubrique : Assurance

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Fraude ou fausse déclaration non intentionnelle à l'assurance auto : quels risques et conséquences ?

Une fraude à l'assurance auto ou une fausse déclaration non intentionnelle n'entraînent pas les mêmes conséquences pour l'assuré. Entre simple oubli, omission de bonne foi et véritable arnaque à l'assurance, les assureurs distinguent soigneusement les situations. Pourtant, même une erreur commise lors de la souscription ou au moment d'un sinistre peut avoir un impact sur votre indemnisation. Découvrez les différences entre fraude et fausse déclaration non intentionnelle, les sanctions prévues par la loi et les démarches à suivre si votre compagnie d'assurance remet en cause votre contrat.

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Fraude ou fausse déclaration non intentionnelle à l'assurance auto : l'essentiel à savoir

Une fraude à l'assurance auto et une fausse déclaration non intentionnelle n'entraînent pas les mêmes conséquences pour l'assuré.

La distinction entre ces 2 termes :

  • La fraude ou l'arnaque à l'assurance est une tromperie volontaire destinée à obtenir un avantage financier indu ;
  • La fausse déclaration non intentionnelle peut résulter d'un oubli ou d'une erreur commise de bonne foi.

Les risques varient selon la situation :

  • Une fraude avérée peut conduire à la nullité du contrat, au remboursement des indemnités perçues et à des poursuites pénales ;
  • Une omission involontaire peut entraîner une réduction de l'indemnisation en cas de sinistre.

Les exemples les plus fréquents de fraude concernent :

  • La dissimulation d'un malus ou d'un retrait de permis ;
  • La dissimulation d'un conducteur principal présenté à tort comme conducteur occasionnel ;
  • Les faux vols, fausses factures ou faux constats après un accident.

Pour éviter tout litige avec votre assureur, pensez à mettre régulièrement à jour votre contrat.

Pour plus de détails ou compléments, lisez l’article complet !

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Sommaire :

 

Fausse déclaration non intentionnelle et arnaque à l'assurance : quelle différence ?

La différence entre une fausse déclaration non intentionnelle et une arnaque à l'assurance repose essentiellement sur l'intention de l'assuré. Cette nuance est fondamentale dans le Code des assurances, car elle détermine les sanctions applicables.

La fraude à l'assurance est un acte intentionnel. Le fraudeur cherche volontairement à obtenir un avantage financier indu au détriment de son assureur. Cette pratique frauduleuse peut intervenir lors de la souscription du contrat ou à l'occasion d'un sinistre. Dans les cas les plus graves, il s'agit d'une véritable escroquerie pouvant donner lieu à des poursuites devant les autorités judiciaires.

À l'inverse, une fausse déclaration non intentionnelle peut résulter d'une simple erreur, d'une omission ou d'une situation confuse. Un conducteur peut par exemple oublier de signaler un déménagement, un changement de stationnement du véhicule ou l'ajout d'un conducteur secondaire au contrat. Dans ce type de situation, la bonne foi de l'assuré est présumée tant que l'assureur ne démontre pas une volonté de tromper.

Cette distinction est essentielle dans la lutte contre la fraude. Tous les assurés qui commettent une erreur ne sont pas des fraudeurs à l'assurance. Les compagnies d'assurance analysent donc chaque dossier afin de déterminer s'il s'agit d'une omission involontaire ou d'un acte intentionnel.

Quelles sont les fraudes à l'assurance auto les plus fréquentes ? Quelques exemples (faux vol, conducteur secondaire non déclaré...)

Les exemples de fraudes à l'assurance auto sont nombreux et peuvent survenir à différentes étapes de la vie du contrat. Certains cas de fraude apparaissent dès la souscription, tandis que d'autres concernent la déclaration d'un sinistre.

Parmi les fraudes à la souscription les plus fréquentes, on retrouve le fait de cacher un retrait de permis, de ne pas déclarer un malus important ou de fournir de faux renseignements dans le questionnaire de l'assureur. Certains automobilistes déclarent également disposer d'un garage fermé alors que leur véhicule stationne habituellement dans la rue afin de réduire leurs primes d'assurance.

Lors d'un sinistre, les pratiques de fraude prennent souvent la forme de fausses factures de réparation, de documents mensongers ou d'une exagération du montant des dommages. D'autres fraudeurs vont jusqu'à déclarer un faux vol de véhicule pour obtenir une indemnisation.

La fausse déclaration assurance sinistre peut aussi consister à modifier les circonstances d'un accident ou à s'entendre avec un tiers pour établir un faux constat amiable. Dans certains cas extrêmes, l'usurpation d'identité est utilisée pour contourner les exclusions du contrat.Au-delà des conséquences pour l'assureur, le coût de la fraude est supporté par l'ensemble des assurés, car il contribue à l'augmentation des cotisations et des primes d'assurance.

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BON À SAVOIR

Ne déclarez jamais intentionnellement votre enfant comme conducteur occasionnel s'il utilise votre véhicule tous les jours. Dans ce cas de figure, votre enfant doit être déclaré en qualité de conducteur principal. À défaut, en cas de sinistre, cela pourrait vous être opposé. Optez plutôt pour une assurance jeune conducteur adaptée à son profil.

"Mon assurance m'accuse de fausse déclaration" : que faire en cas d'accusation ?

Recevoir un courrier indiquant que votre assurance auto vous accuse de fausse déclaration peut être particulièrement inquiétant. Pourtant, cette situation ne signifie pas automatiquement que vous avez commis une fraude.

Lorsqu'un sinistre survient, l'assureur vérifie systématiquement la cohérence entre les informations figurant au contrat et la réalité de votre situation. Une différence concernant l'adresse, le lieu de stationnement du véhicule ou l'identité d'un conducteur peut déclencher des vérifications complémentaires.

Si vous êtes de bonne foi, l'objectif est de démontrer qu'il s'agit d'une simple étourderie ou d'une omission involontaire. Conservez tous les justificatifs permettant d'expliquer votre situation et répondez précisément aux demandes de votre compagnie d'assurance.

Lorsque l'erreur n'est pas intentionnelle, l'article L113-9 du Code des assurances prévoit généralement l'application de la règle proportionnelle de prime. Concrètement, l'indemnité versée est réduite en fonction de l'écart entre la prime réellement payée et celle qui aurait dû être versée si la situation avait été correctement déclarée. L'assuré conserve donc un droit à indemnisation partiel malgré la fausse déclaration.

Cette règle permet de protéger les assurés de bonne foi tout en garantissant l'équilibre du contrat d'assurance automobile.

Lors d'un accident, remplissez toujours le constat de manière exacte et détaillée. Une erreur sur le croquis peut être perçue comme une incohérence par l'assureur et compliquer la gestion de votre déclaration lors du sinistre.

Nullité du contrat, amende et peine : que risque-t-on en cas de fraude ?

Les conséquences de la fraude sont beaucoup plus sévères lorsque la mauvaise foi de l'assuré est démontrée. Si l'expert ou l'enquêteur mandaté par l'assureur établit l'existence d'un acte intentionnel, plusieurs sanctions peuvent s'appliquer.

Quelles sont les conséquences d'une fausse déclaration ?

Sur le plan contractuel, l'article L113-8 du Code des assurances prévoit la nullité du contrat. Cette sanction contractuelle signifie que le contrat est considéré comme n'ayant jamais existé. L'assureur refuse alors toute indemnisation et conserve l'intégralité des primes déjà versées. Les conséquences financières peuvent également être importantes. Si des indemnisations ont déjà été versées, l'assuré peut être contraint de procéder au remboursement des indemnités perçues dans le passé.

Quel est le montant de l'amende en cas de fraude à l'assurance ?

Sur le plan pénal, la fraude à l'assurance est généralement assimilée à une escroquerie. Ce délit est passible de sanctions sévères pouvant atteindre 5 ans d'emprisonnement et 375 000 euros d'amende. Selon la gravité de la fraude, des poursuites complémentaires peuvent être engagées sur le fondement du Code pénal.

Enfin, les fraudeurs peuvent être inscrits dans les fichiers professionnels consultés par les assureurs, notamment lors d'une recherche de nouvelle assurance. Cette situation complique fortement la souscription d'un futur contrat et peut entraîner une résiliation du contrat en cours.

Quel est le délai de prescription pour une fraude à l'assurance voiture ?

Le délai de prescription dépend du type d'action engagée à la suite d'une fraude à l'assurance. Sur le plan civil, toutes les actions dérivant d'un contrat d'assurance sont soumises à une prescription de deux ans qui, en cas de fausse déclaration, ne court que du jour où l'assureur en a eu connaissance. Cela signifie que l'assureur comme l'assuré disposent en principe de ce délai pour faire valoir leurs droits dans le cadre du contrat.

Sur le plan pénal, les règles sont différentes. Lorsque les faits sont susceptibles de constituer une escroquerie, l'assureur dispose d'un délai de six ans à compter de la découverte de l'arnaque pour déposer plainte et engager des poursuites.

Ces délais ne doivent pas inciter certains individus à tenter de dissimuler une fraude. Les compagnies d'assurance renforcent chaque année leurs dispositifs de lutte contre la fraude grâce à l'analyse des données, aux enquêtes spécialisées et à l'intelligence artificielle, permettant de détecter de nombreuses anomalies plusieurs années après les faits.

© Uni-médias – Septembre 2026

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