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Comprendre les frais bancaires

28 nov
ARGENT

Novembre 2012

Un compte débiteur se traduit forcément par des frais bancaires. Tour d’horizon de la réglementation et des tarifs applicables selon les situations…

Découvert autorisé : intérêts sur facilité de caisse

Votre banquier peut vous accorder un découvert d’un montant généralement calculé en fonction de vos revenus. Cette « réserve » d’argent s’apparente à un prêt d’un montant prédéfini et pour une durée limitée. En d’autres termes, même autorisé, un découvert engendre des frais sous forme d’intérêts (ou agios). Le taux applicable est indiqué dans le document que vous avez signé le jour de l’ouverture du compte ou pour votre demande de découvert. Cette facilité de caisse n’est pas extensible : si vous dépassez la durée ou le montant, vous entrez alors dans le cas de figure des découverts non autorisés qui engendrent des frais plus importants et peuvent conduire à l’incident de paiement.

Découvert non autorisé : commissions et intérêts très élevés

Si votre compte est débiteur alors que vous n’avez pas de découvert autorisé, ou si vous avez dépassé le seuil fixé avec votre banquier, la facture s’alourdit considérablement. En effet, comme pour un découvert autorisé, vous serez dans l’obligation de payer des intérêts sur les sommes débitrices, mais le taux sera nettement plus élevé (autour de 18 % en moyenne). De plus, une commission sera appliquée sur chaque opération (paiement par chèque, par carte bancaire, etc.) que vous effectuerez tant que la situation de votre compte n’aura pas été régularisée. A ce stade, votre banque peut à tout moment décider de rejeter vos chèques et prélèvements automatiques. A titre indicatif, le rejet d’un chèque ou d’un prélèvement peuvent respectivement couter jusqu’à 50 et 20 euros, le tarif variant bien entendu selon les banques. Cette situation peut vous conduire à l’interdiction bancaire avec une suppression de vos moyens de paiement (carte, carnet de chèques, etc.).

Comment éviter l’escalade ?

Pour éviter d’en arriver là, la première mesure à prendre est bien entendu de suivre ses comptes. Aujourd’hui, les banques proposent des accès Internet, et parfois même des applications pour optimiser la gestion de son budget, qui facilitent le suivi. Il arrive malgré tout que les dépenses dérapent. Dans ce cas, faire l’autruche n’est jamais la bonne solution. Si malgré toutes les précautions prises, votre compte risque de devenir débiteur, ayez le réflexe d’en parler à votre conseiller avant. Dans la plupart des cas, il se montrera compréhensif et étudiera la situation avec vous afin de vous proposer la solution la plus adaptée : autorisation de découvert, prêt, etc. Dans tous les cas, les solutions envisageables seront étroitement liées à vos revenus mais aussi à votre comportement bancaire. Typiquement, si votre banque estime que vous présentez un profil à risque, elle se montrera moins encline à trouver les meilleures solutions pour vous et appliquera la réglementation sans états d’âme.


© Uni éditions – Marie Varandat – novembre 2012