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Blog / LOGEMENT

Vous cherchez des informations pour mieux gérer votre budget, des astuces pour faire des économies ou simplement des explications simples et pratiques ? Ce blog est fait pour vous !

Comment bien estimer vos travaux de rénovation ?

01 sep
Comment bien estimer vos travaux de rénovation ?
LOGEMENT

il y a 3 mois

Avant de commencer vos travaux, consolidez votre budget, car les coûts pourraient être plus élevés que vous ne l’imaginez. Vous pouvez dans certains cas bénéficier de crédits d’impôts. Explications.

La rénovation standard

Même si vous achetez un bien en « bon état », vous devrez quand même y effectuer de menus travaux (changement d’une moquette usagée, remplacement d’un lavabo fendu ou encore installation d’une penderie…), le tout pour un budget estimé entre 100 €/m2 et 150€/m2, soit 10 000 € à 15 000 € pour 100 m2 habitables.

Si vous investissez dans un logement qui n’a pas reçu la visite d’un peintre ou d’un électricien depuis des décennies, prévoyez 500 €/m2 minimum pour remettre l’électricité aux normes et refaire la totalité des revêtements des sols et des murs.

Si vous ajoutez aux travaux précédant la réfection complète des pièces d’eau (cuisine, salle de bains, etc.) et le remplacement des ouvrants, votre budget atteindra facilement 800 €/m2.

La restructuration lourde

Vous dépasserez rapidement la barre des 1 000 €/m2 dès lors que vous entreprendrez des travaux de gros œuvre (création de sanitaires ou d’ouvertures, déplacement de cloisons, etc.).

Cette estimation ne tient toutefois pas compte des particularités de chaque logement. Par exemple, le coût de la rénovation d’un appartement au mètre carré peut être majoré parce qu’il est situé en centre-ville, donc plus difficile d’accès qu’une maison en périphérie (où les problèmes de stationnement n’existent pas) ou parce qu’il est situé au 5e étage sans ascenseur…

Si vous achetez un local atypique (un atelier ou une ancienne usine, par exemple), ne sous-estimez pas non plus le coût du remplacement des importantes surfaces vitrées par des vitrages répondant aux critères actuels d’isolation acoustique et thermique : hors pose, un double vitrage de bonne qualité vous coûtera au bas mot 150 €/m2. Normalement, un logement à rénover est proposé avec une décote de 15 % à 25 %.

À vous de vérifier que le coût de revient de votre opération immobilière n’excédera pas le prix d’un bien en bon état !

Un coup de pouce : la TVA à taux réduit

Les travaux liés à la rénovation d’un logement achevé depuis plus de 2 ans (résidence principale ou secondaire) sont éligibles à une TVA à taux réduit. Celle-ci est soit de 5,5 %, soit de 10 % au lieu des 20% usuels, si les matériaux sont fournis par l’entreprise qui réalise les travaux :

- le taux réduit de 5,5 % s’applique aux travaux de rénovation ou d’amélioration énergétique du logement (pose et installation d’une chaudière à condensation, isolation thermique des parois vitrées…), ainsi qu’aux travaux induits et indissociables de ces mêmes travaux d’efficacité énergétique (dépose puis nouvelle pose de radiateurs lors de l’isolation des murs par l’intérieur par exemple) dès lors que le professionnel les fait apparaître sur la même facture.

- le taux de TVA de 10 % ou taux intermédiaire s’applique pour sa part aux travaux d’amélioration, de transformation ou d’aménagement : création d’une salle de bains, rénovation d’une cuisine par exemple. En revanche, il ne s’applique pas aux travaux plus lourds comme la remise en état totale du gros œuvre, l’agrandissement ou encore une surélévation du logement.

Si les matériaux ou les équipements ne sont pas fournis par l’entreprise qui réalise les travaux, mais achetés directement par le propriétaire ou le locataire, la TVA qui leur est applicable est de 20 %, sachant que la pose bénéfice tout de même d’un taux de TVA réduit.

un autre coup de pouce : le crédit d’impôt

Il est par ailleurs important de savoir que les travaux d’acquisition et de pose de certains équipements destinés à économiser l’énergie dans la résidence principale uniquement (matériaux d’isolation performants, équipements de chauffage, équipements ou matériaux de protection des parois vitrées ou opaques contre le rayonnement solaire dans les départements d’outre-mer, systèmes de charge pour véhicule électrique…) ouvrent droit au crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE).

Son montant s’élève à 30 % du prix TTC des équipements et des matériaux, hors main-d’œuvre (sauf pour le cas particulier de la pose des matériaux d’isolation des parois opaques et la pose de l’échangeur de chaleur souterrain des pompes à chaleur géothermique), dans la limite de 8 000 € pour une personne seule et de 16 000 € pour un couple soumis à imposition commune (+ 400 € par enfant à charge). Ces plafonds de dépenses sont appréciés sur une période de 5 ans.

Un autre coup de pouce : l’éco-PTZ et le CITE

Enfin, les travaux améliorant la performance énergétique d’un logement peuvent sous certaines conditions être financés en totalité ou pour partie par l’éco-prêt à taux zéro(ou éco-PTZ), disponible auprès des banques. Ce prêt sans intérêts concerne les propriétaires d’un logement construit avant 1990 : son montant maximal est de 30 000 € et sa durée maximale de 10 ans. Il est accordé sans aucune condition de ressources, mais les travaux doivent être réalisés par une entreprise bénéficiant du label RGE (Reconnu garant de l’environnement).

Sous conditions de ressources, l’éco-PTZ est cumulable avec le CITE. Sous d’autres conditions de ressources, les propriétaires peuvent par ailleurs bénéficier d’une aide à la solidarité énergétique dispensée par l’Anah (Agence nationale de l’habitat). Enfin, les bénéficiaires d’un éco-PTZ peuvent également profiter des certificats d’économies d’énergie délivrés, sous certaines conditions et pour certains types de travaux, par les fournisseurs et les distributeurs d’énergie.

Pour aller plus loin :


Uni-éditions - février 2016

S’agissant de prêts destinés à financer uniquement des travaux, le prêt prendra la forme d’un prêt immobilier ou d’un prêt à la consommation en fonction de la nature de la garantie demandée par votre Caisse régionale prêteuse et sous réserve d’acceptation. Pour un prêt immobilier, vous disposez d’un délai de réflexion de 10 jours pour accepter l’offre de prêt. La réalisation de la vente est subordonnée à l’obtention du prêt. Si celui-ci n’est pas obtenu, le vendeur doit vous rembourser les sommes versées. Pour un prêt à la consommation, vous disposez d’un délai légal de rétractation de 14 jours calendaires. Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.