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Blog / SANTE

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Les incidences du portable sur la santé

25 nov
SANTE

Novembre 2011

Inoffensifs ou dangereux ? Que penser des téléphones mobiles ? Difficile de se faire une idée tant les avis divergent entre experts de tout bord. Et le seul rapport du Sénat, daté de 2002, est loin de trancher la question. En l’absence de données fiables, il se contente en effet de conseiller « une attitude de prudence et de sagesse ». Une position que l’on pourrait qualifier de raisonnable, surtout depuis la dernière enquête réalisée par des Danois sur le sujet.

Cancer et téléphone portable, une relation qui reste à prouver

Pilotée par Patrizia Frei du Swiss Tropical and Public Health Institute de Bâle, l’enquête danoise démontre en effet qu’il n’existe pas de lien entre l’utilisation du portable et les tumeurs du cerveau. Menée sur 350 000 personnes suivies pendant dix-sept ans, cette étude n’a pas non plus mis en évidence de risque particulier de développement de tumeurs affectant les zones les plus proches de l’appareil. Patrizia Frei se montre toutefois prudente et estime que l’étude doit être poursuivie pour confirmer ces conclusions. Conclusions qui vont pourtant dans le sens de celles de l’étude Interphone, pilotée par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) de l’OMS à Lyon. Ce travail avait porté sur plus de 6 500 patients atteints de tumeurs cérébrales dans treize pays (Allemagne, Australie, Canada, Danemark, Finlande, France, Israël, Italie, Japon, Norvège, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni, Suède). Là encore, les risques cancérigènes du portable avait été écartés, aucune augmentation de cancer n’ayant été notée chez les utilisateurs.

La prudence reste de mise

En dépit de ces études, ceux qui contestent l’utilisation massive des téléphones portables ne décolèrent pas et continuent à pointer du doigt les ondes électromagnétiques émises par ces appareils, agents cancérogènes possibles selon diverses organisations. Si les études récentes tendent à démontrer le contraire, tout danger n’est pas écarté pour autant. Les risques de désocialisation, parfois même d’autisme selon certaines associations, semblent réels tant cet appareil ancré aujourd’hui dans nos vies a transformé notre relation à l’autre. Dans tous les cas de figure, il est préférable d’appliquer des principes de précaution préconisés notamment par le rapport du Sénat et de privilégier l’usage des kit-oreillettes (éloignement du téléphone de la tête), de pratiquer la téléphonie mobile avec modération (réduction de la durée d’exposition) ou encore de limiter son utilisation par des enfants, leur organisme en développement pouvant être plus sensible que celui des adultes. A l’achat, préférez également les téléphones dont l’indice DAS (débit d’absorption spécifique) est le moins élevé. Cet indicateur mesure en effet le rayonnement des téléphones portables et son absorption par notre organisme en watts par kilos. En France, il est limité à 2 W/kg. En d’autres termes, plus le DAS de votre mobile est fort, plus vous êtes exposé aux ondes lorsque vous l’utilisez.

Plus d’info : http://www.senat.fr/rap/r02-052/r02-052.html


© Marie Varandat – Uni-éditions – décembre 2011