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Les différentes formes de titres financiers

09/08/2021 - 4 min de lecture

Rubrique : Epargne

#Argent #Décryptage

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Les différentes formes de titres financiers

Pour diversifier et dynamiser votre patrimoine, l’investissement dans des titres financiers offre des perspectives de rendement intéressantes sur le moyen et long terme. Tour d’horizon des différents instruments financiers que vous pouvez acquérir au travers des outils de placement traditionnels (compte-titres, PEA, assurance vie).

QU’EST-CE QU’UNE ACTION ?

Une action est un titre de propriété délivré par une société de capitaux, par exemple une société anonyme ou une société en commandite par actions. Le détenteur d'actions est qualifié d'actionnaire et l'ensemble des actionnaires constitue l'actionnariat de l’entreprise.

Lorsque vous détenez des actions, vous êtes propriétaire d’une partie du capital de la société. Cela vous donne différents droits, en particulier celui de percevoir des dividendes si la société en distribue, ainsi que celui d’influer sur la politique générale de l’entreprise en votant lors des assemblées générales d’actionnaires.

En contrepartie de ces avantages, vous pouvez perdre tout ou partie de votre investissement en cas de faillite de l’entreprise ou de baisse du cours de l’action.

Les actions peuvent être cotées en bourse, ou non cotées. Dans ce dernier cas, elles s’échangent de gré à gré entre les investisseurs, à un prix qu’ils fixent entre eux. Se pose alors la question de la fixation de ce prix, ainsi que de la liquidité des titres, c’est-à-dire la capacité à les revendre facilement.

Lorsqu’elles sont cotées, les actions peuvent être détenues « au porteur » ou « au nominatif » :

  • Les actions au « porteur » sont logées dans votre portefeuille de titres financiers, mais la société dont vous êtes actionnaire ne vous connaît pas. Toutes les opérations transitent par votre intermédiaire financier. C’est la situation la plus fréquente.
  • Une action « nominative » entraîne l’inscription de l’actionnaire sur les registres juridiques de la société : il est alors informé en direct des événements qui touchent l’entreprise et bénéficie parfois d’avantages de type « club ».

La valeur de l’action, son dividende et son comportement sont identiques dans les deux cas. Par ailleurs toutes les entreprises cotées n’autorisent pas la détention d’actions nominatives. Enfin, les actions non cotées sont uniquement nominatives.

 

    À lire également : Les actions, un placement adapté aux projets de long terme

 

QU’EST-CE QU’UNE OBLIGATION ?

Pour trouver les financements dont elles ont besoin, les entreprises peuvent également émettre des obligations.

Là où une action vous rend propriétaire d’une partie du capital de l’entreprise, une obligation fait de vous son créancier : l’entreprise contracte auprès de vous une dette, comme lorsqu’elle emprunte à une banque. En contrepartie, vous percevez un intérêt, appelé le « coupon ». Au terme prévu par le contrat, l’émetteur vous rembourse le montant emprunté.

La durée de vie ou « maturité » de cette obligation peut aller de quelques mois à une durée infinie (obligation « perpétuelle »). Dans ce dernier cas, le coupon est plus élevé, mais l’entreprise peut se réserver le droit de rembourser l’obligation à un prix fixé d’avance. Pour les obligations classiques, plus la maturité est longue, plus le risque de non remboursement est important et le taux d’intérêt élevé.

Le coupon peut être fixe ou variable sur toute la durée de vie de l’obligation. Il peut également être « révisable », c’est-à-dire passer de « fixe » à « variable », ou l’inverse. Il peut enfin être indexé sur un indice (l’inflation, le cours du baril de pétrole, l’or, le CAC…).

La quasi-totalité des obligations prévoient une distribution annuelle du coupon. Néanmoins, d’autres obligations prévoient une capitalisation de ces intérêts, qui sont alors versés à l’échéance en plus de la valeur du capital initial. Les premières s’adressent plutôt aux personnes à la recherche de revenus complémentaires ; les secondes visent celles qui désirent constituer un capital dans le temps.

Pendant leur durée de vie, les obligations font l’objet d’une cotation en bourse qui vous permet de les revendre avant leur échéance ou d’en acheter d’autres en cours de vie. Il en existe de nombreuses catégories aux caractéristiques très variables.

Les bons du Trésor

Les bons du Trésor sont des obligations émises par les États. Elles constituent le marché dit « monétaire ». Ce sont les titres financiers les plus sûrs et les plus liquides, mais leur coupon est en contrepartie souvent faible.

 

    Vous aimerez aussi : Quelle est la différence entre une action et une obligation ?


QU’EST-CE QU’UN ORGANISME DE PLACEMENT COLLECTIF (OPC) ?

On distingue deux grands types d’OPC : les SICAV (Sociétés d’investissement à capital variable) et FCP (Fonds commun de placement). Ils correspondent à des portefeuilles regroupant différents types d’instruments financiers : actions, obligations, valeurs monétaires… Ils sont gérés par des professionnels et vous permettent d’accéder de façon simplifiée aux marchés financiers, avec une mise initiale qui peut être modeste.

Solution alternative à la détention de titres en direct, ils offrent un placement réparti sur de multiples valeurs. Vous bénéficiez ainsi d’une diversification immédiate et réduisez le risque lié à la détention d’une unique valeur.

Les deux véhicules diffèrent par leur forme juridique. Les SICAV sont des sociétés anonymes dont vous achetez des parts, avec des assemblées générales auxquelles vous pouvez participer, et elles permettent généralement de réaliser des investissements plus conséquents. Les FCP, souvent plus petits, sont des copropriétés de titres financiers entièrement déléguées à une société de gestion, sans droit de regard de la part de l’épargnant. Les règles en matière de frais et de fiscalité sont identiques.

En fonction de vos objectifs d’investissement, de votre horizon de placement et de votre sensibilité au risque, un large choix de fonds est proposé, couvrant l’ensemble des marchés financiers : par classes d’actifs, par zones géographiques ou par thématiques et secteurs d’activité (immobilier, énergies durables, eau, matières premières…).

Le cas des fonds à formule

Un type particulier d’OPC, les fonds à formule, permet de limiter le risque de perte en capital. Cet investissement comprend à la fois un placement sécurisé (souvent monétaire) et un placement plus risqué, généralement en actions.

Ici, le gain à l’échéance est conditionné par la réalisation d'un objectif (hausse d’un indice boursier ou d’un panier d’actions par exemple) déterminé à l’avance, selon une formule de calcul prédéfinie.

Différents niveaux de protection du capital sont proposés en fonction de votre appétence au risque : des solutions à capital protégé permettent par exemple de récupérer une partie du capital investi en cas de baisse des marchés, et ainsi de limiter les pertes de capital à un pourcentage connu à l’avance. Néanmoins un retrait anticipé annule le mécanisme de protection.

Les ETF ou « trackers »

Les Exchange Traded Funds (ETF) ne sont pas des OPC mais fonctionnent de façon similaire : vous achetez une part d’un fonds. Ici, ces fonds sont eux-mêmes cotés en Bourse, et la valeur de leurs parts fluctue comme celle d’une action.

Ces fonds ont en effet la particularité de répliquer la performance d’un indice boursier (CAC 40, Dow Jones, Nasdaq…) ou plus rarement d’une classe d’actifs (matières premières, santé, immobilier…). Il s’agit donc d’un mode de gestion passive, dont la performance suit celle de l’indice qui est « tracké ».

QU’EST-CE QU’UNE PART SOCIALE DE SOCIÉTÉS COOPÉRATIVES OU MUTUALISTES ?

Comme pour une action, leur détention vous rend propriétaire d’une fraction du capital de l’entreprise et vous permet de percevoir un dividende ou un intérêt, lorsqu’il est décidé par l’Assemblée générale, et de voter en assemblée générale. Ici, le principe « un homme, une voix » s’applique : que vous déteniez une ou plusieurs parts, votre poids lors du vote sera le même. Les parts sociales ne sont pas cotées en bourse.

Contrairement aux actions (même non cotées), leur cours ne fluctue pas en fonction de l’offre et de la demande : leur valeur « nominale » reste stable.

Les principaux risques dans la détention de ce type de titres sont :

  • La faillite de l'émetteur, comme pour les actions. Dans ce cas, la valeur des parts sociales peut diminuer ou devenir nulle.
  •  La difficulté à revendre les parts sociales, comme pour une action non cotée. Les parts sociales n'étant pas cotées, il est nécessaire, pour les revendre, que l’émetteur trouve un autre acheteur. Pour certaines sociétés, le remboursement peut même être différé par le Conseil d’administration.
  • En cas de difficultés financières, l'assemblée générale peut voter une réduction du capital et la valeur nominale de la part peut diminuer.

La cession de parts sociales est soumise à l’agrément des autres associés. Il s’agit donc d’un titre financier peu liquide.

 

    Vous aimerez aussi : Quelle différence entre une action et une part sociale de sociétés coopératives ou mutualistes ?


QU’EST-CE QU’UNE UNITÉ DE COMPTE ?

Les unités de comptes (UC) sont des instruments financiers accessibles au travers des contrats d’assurance vie multisupports, mais également des contrats de capitalisation comme les PER et autres produits d’épargne retraite.

Ils sont nommés ainsi car le capital investi n’est pas libellé en euros, comme pour les fonds euros, mais en nombres de parts de fonds, dont la valeur fluctue en fonction des marchés boursiers.

Les sommes investies sur des unités de compte sont allouées sur des instruments financiers de natures différentes. Ainsi, les unités de compte choisies peuvent être réparties sur tous les titres financiers décrits précédemment (actions cotées, obligations, OPCVM, ETF…) mais aussi sur des fonds immobiliers (SCPI, SCI).

Le risque financier lié est ici intégralement assumé par l'assuré qui encaisse les plus-values mais supporte seul les moins-values.

 

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© Crédit Agricole S.A. – Août 2021
Article à caractère informatif et publicitaire.

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