Etudiant

Etudes courtes ou longues ? Etudier à l’étranger. Demander une bourse.

Se former en entreprise

La formation en alternance

De plus en plus de formations se font en synergie avec le monde du travail. Leur but ? Permettre aux jeunes de bénéficier d’expériences de terrain, utiles pour construire leur projet d’avenir. Par le biais de la formation en alternance ou via des stages, elles occupent une place grandissante dans les entreprises ou les grandes écoles. Tirez le meilleur parti de ces périodes d’immersion.

La formation en alternance

Un temps à l’école, l’autre en entreprise avec une rémunération, tel est le principe de base de la formation en alternance, qui consiste à suivre des cours tout en travaillant. Au total, la formation en alternance propose 1 400 titres, du certificat d’aptitude professionnelle (CAP) au diplôme d’ingénieur ou au master, dans plus de 500 métiers. Les grandes écoles et les universités sont d’ailleurs de plus en plus nombreuses à s’ouvrir à ce type de formation. Fin 2013, la DARES (direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques) recensait 390 194 alternants en France. L’enseignement supérieur en comptabilise 28 %, dont près de la moitié suit une formation en BTS.

Le contrat d’apprentissage

Les jeunes âgés de 16 ans (sauf dérogation) à moins de 26 ans peuvent choisir, avec l’accord de leurs parents, la voie de l’apprentissage pour apprendre un métier.

Dans cette formule, une formation théorique et pratique dans un centre de formation des apprentis (CFA) alterne avec une expérience professionnelle en entreprise ou dans un service public. Les apprentis perçoivent un salaire, fixé entre 25% et 75% du smic en fonction de l’âge et du diplôme préparé. Les secteurs d’activité représentés dans la filière de l’apprentissage sont extrêmement variés, depuis les transports aux services à la personne ou aux entreprises.

Le CAP, qui se prépare en 2 ans, ouvre à plus de 200 spécialités. Les établissements spécialisés en la matière sont nombreux en France. On compte 1 500 centres de formation d’apprentis (CFA). Trois apprentis sur quatre préparant un CAP ou un BEP choisissent le domaine de la production (génie civil, construction, transformation), tandis que la majorité des apprentis préparant un diplôme universitaire optent pour le domaine des services (commerce et vente, comptabilité et gestion).

Après un CAP, vous pouvez soit entrer dans la vie professionnelle, soit continuer à vous former, en préparant un bac pro, une mention complémentaire (MC), un brevet professionnel (BP), un brevet technique des métiers (BTM) un brevet des métiers d’art (BMA) ou, si vous avez un excellent dossier, en raccrochant une « première » techno.

En savoir plus :

Le contrat de professionnalisation

Le contrat de professionnalisation remplace les anciens contrats de qualification, d’orientation et d’adaptation. Peuvent en bénéficier les jeunes entre 16 et 25 ans, sortis du système scolaire sans diplôme et les demandeurs d’emploi de plus de 26 ans.

Les contrats en alternance peuvent être conclus pour une durée déterminée de six à douze mois (CDD) ou indéterminée (CDI).

Ils sont assortis, dans les deux cas, d’une période en entreprise et d’une période de cours dite aussi « action de professionnalisation ». Les bénéficiaires âgés de 16 à 25 ans révolus sont rémunérés en pourcentage du smic selon leur âge et leur niveau de formation. Les salariés âgés de 26 ans et plus perçoivent une rémunération qui ne peut être ni inférieure au smic, ni à 85 % du salaire minimum conventionnel.

Le Pacte

Ouvert aux jeunes âgés de 16 à moins de 26 ans, le parcours d’accès aux carrières de la fonction publique territoriale, hospitalière et d’État (Pacte) forme uniquement aux métiers de la fonction publique de catégorie C.

C’est un contrat de droit public, d’une durée d’un an minimum à deux ans maximum, avec une alternance de formation et de stage. Il permet d’intégrer la fonction publique en qualité de fonctionnaire titulaire à l’issue de la formation. La rémunération varie en fonction de l’âge, de 55 à 70% du minimum de traitement de la fonction publique.

En savoir plus :

Ces sites proposent de nombreuses offres de contrats en alternance, d’apprentissage, ou de professionnalisation pour jeunes et adultes, et des avis de recrutements dans le cadre du Pacte.

Le stage en entreprise

Le stage est devenu le passage obligé de toute formation. Qu’il soit obligatoire dans votre cursus ou facultatif (notamment pour certaines formations universitaires), il sera votre allié pour mieux vous adapter aux réalités du monde de l’entreprise.

LAu début du cursus, les stages courts vous donneront l’occasion de découvrir certains secteurs professionnels et d’affiner vos choix d’orientation. A partir de Bac+3, la durée des stages s’allonge pour permettre de professionnaliser votre profil.

Souvent, le stage accélère l’entrée dans le monde du travail. Il joue alors le rôle d’un prérecrutement. L’entreprise peut ainsi tester les qualités d’adaptation et les aptitudes professionnelles du stagiaire.

La recherche d’un stage s’apparente de plus en plus à une recherche d’emploi. Il vous faudra prospecter plusieurs mois à l’avance. Vous devrez bâtir un CV, écrire une lettre de motivation et passer des entretiens. Pour décrocher un stage, n’hésitez pas à solliciter votre entourage : professeurs, famille, amis…

Attention à bien réfléchir à la mission que vous souhaitez accomplir et à la taille de l’entreprise que vous visez. Si les grandes entreprises proposent beaucoup de stages, les candidats sont nombreux et les élus, rares. Il ne faut pas se décourager pour autant. Misez plutôt sur les PME-PMI. Elles vous confieront parfois des missions plus intéressantes, avec davantage de responsabilités. Pour construire votre projet, mettez à profit vos stages puisqu’ils constitueront vos meilleurs atouts.

Pensez- y : faire bonne impression

Pendant votre stage, montrez un esprit d’initiative et de la bonne volonté. Recueillez un maximum d’informations en prenant des notes sur la culture de l’entreprise, son organisation… Elles vous seront utiles pour rédiger votre rapport une fois le stage terminé.

Bon à savoir :

Impôts : les nouvelles règles
Les étudiants qui effectuent un stage ou qui décrochent un job d’été peuvent désormais être exonérés d’impôts. Mais ces exonérations ne sont valables que sous certaines conditions.
Pour les stages : s’ils sont obligatoires dans la scolarité de l’étudiant, conventionnés, et d’une durée inférieure à trois mois, les indemnités perçues sont alors exonérées d’impôt. S’ils excèdent les trois mois, ou s’ils sont facultatifs, les rémunérations doivent être déclarées par l’étudiant ou, en cas de rattachement au foyer fiscal, par ses parents.
Pour les jobs d’été : le jeune travailleur doit avoir 21 ans au plus et percevoir ses salaires pendant les vacances scolaires (les emplois à temps partiel en cours d’année sont exclus du champ de l’exonération). Les revenus exonérés sont dans ce cas limités à deux fois le Smic par an et par enfant.