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L’agriculture se donne 10 ans pour collecter et recycler 100% des emballages et plastiques

18/02/2021 - 2 min de lecture

Rubrique : Tendances

Thématiques de l'article hashtagDécryptage

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L’agriculture se donne 10 ans pour collecter et recycler 100% des emballages et plastiques

La filière de collecte et de valorisation des emballages et plastiques agricoles usagés collecte actuellement 72% des déchets, recyclés à 90% hors films de paillage. Quatre projets d’usines devraient contribuer à atteindre le taux de 100% en collecte comme en recyclage, d’ici à 2030.

Avec une production de 116 000 tonnes en 2020, le secteur de l’agrofourniture est un « nain » dans l’univers des déchets, qui se compte en dizaines de millions de tonnes à l’échelon national. Pour autant, par son anticipation (la démarche volontaire a 20 ans), par son organisation (une co-construction sous forme d’accord-cadre avec les pouvoirs publics), par son intégration (agriculteurs, organismes collecteurs et industriels) et enfin par ses performances (des taux de collectes et de recyclage en hausse constance), la filière dénote.

« Début 2020, le caractère spécifique de notre filière a été inscrit dans le Code de l’environnement, sans dispositif d’agrément comme il est d’usage pour la plupart des filières de gestion de déchets règlementés, souligne Pierre de Lépinau, directeur général d’Adivalor. Au plan européen, et notamment auprès de la DG Environnement de la Commission européenne, Adivalor fait office de référence ».

LES DÉCHETS RATTRAPÉS PAR L’ENJEU DE SOUVERAINETÉ

Si la filière revendique sa performance, qui la voit aujourd’hui collecter 72% des déchets (+6% en 2020 à tonnage total constant) et en recycler 90% hors films de paillage, Adivalor a dû apprivoiser la résilience, sous l’effet de deux éléments déclencheurs. En 2017, la Chine renonce à son statut de premier recycleur mondial et renonce aux déchets recyclables. Le cours des déchets chute brutalement et fragilise le modèle économique d’Adivalor, qui se finance à 76% par les éco-contributions des metteurs en marché mais également par la valorisation matière des déchets recyclés. Les films pour paillage en font les frais. Les déchets sont aussi une affaire de souveraineté.
En 2020, c’est la crise du Covid qui frappe et qui se traduit par un engorgement des filières de recyclage, avec une très forte restriction des débouchés dans les secteurs de l’automobile et du bâtiment. « Fin 2020, on s’est retrouvé avec un stock de 30 000 tonnes d’emballages et de plastiques en attente de traitement, indique Pierre de Lépinau. La situation a engendré des surcoûts très importants en termes de stockage. Résultats : en trois ans, les coûts de collecte et de valorisation des big bags ont explosé de 180% et ceux des plastiques d’élevage de 137% ».

QUATRE USINES EN PROJET

Pour préserver son équilibre économique, Adivalor n’a pas eu d’autre choix que de rehausser les montants des éco-participations, qui s’élèvent à quelques centimes par kilo s’agissant des emballages et de l’ordre de 10% du prix des plastiques. Mais l’éco-organisme pousse à la roue pour accroître les débouchés, en poussant les industriels à recourir toujours davantage à des matières première issues des filières de recyclage.

Pour accroître la capacité de recyclage, Adivalor a lancé des appels à projet pour ériger en France, fin 2021-début 2022, une usine de recyclage des films de paillage usagés, les plus problématiques à recycler du fait de leur taux de souillure (50%). A la même échéance, une usine dédiée au recyclage des filets de balles de fourrage devrait aussi voir le jour, avec un process totalement inédit au niveau mondial. Des projets industriels sont aussi en cours concernant les big bag et les films étirables.

Le Plan de relance devrait faire office d’accélérateur, au même titre que les orientations de la loi sur l’économie circulaire de (loi AGEC). Dans le nouvel accord-cadre (2021-2023) signé en janvier dernier entre Adivalor et le ministère de la Transition écologique, des expérimentations de solutions de réemploi et de substitution seront menées, en vue de mettre en place un indicateur de réutilisation.

ENCORE QUELQUES PROGRÈS DANS LES COURS DE FERME

La perspective de nouveaux débouchés permettra à Adivalor de forcer, en amont, le taux de collecte de déchets. En dehors du cas spécifique des films de paillage, que les maraichers sont invités à rendre le plus propres possible, il y a des trous dans la raquette dans le nord-ouest dans le secteur de l’élevage et dans la moitié sud en ce qui concerne le secteur viticole, et plus précisément les sacs en papier contenant des fongicides à base de soufre ou de cuivre. « L’objectif de collecter 100% des emballages et plastiques usagés et de les recycler à 100% est à notre porté d’ici à 2030 », conclut Christophe Grison, céréalier-maraicher, président d’Adivalor.

 

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© Pleinchamp – Février 2021
Article à caractère informatif et publicitaire.

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